#JFD15 La vision des femmes sur l’écosystème start-up en France

Nous vous les présentions dans un article précédent, Wizbii a interrogé 7 jeunes entrepreneures prometteuses qui font parties de la nouvelle scène start-up française. Alors que la journée de la femme digitale se tient à Paris aujourd'hui, nous les avons interrogées pour savoir ce qu'elles pensent de l'écosystème start-up en France. Le Bilan ? Les réseaux d'accompagnement féminins fortement plebiscités ! Nous leur avons ensuite demandé ce qu'elles aimeraient voir changer pour favoriser l'entrepreneuriat des femmes. ...Et elles ne manquent pas d'idées ! 

Les réseaux d’accompagnement féminins: une vraie force pour le digital français

Fanny Garret, fondatrice de Vinoga.com, 24 ans :
« Nous avons la chance de pouvoir rejoindre de multiples réseaux, où nous nous réunissons pour créer l’avenir. Je pense notamment à Paris Pionnières, qui m’a beaucoup aidée mais aussi Girls in Tech, Girlz in Web, Femmes Business Angels, Femmes du numérique … autant de réseaux, où des femmes échangent, s’entraident, partagent leur intérêt, se donnent de la visibilité et investissent. »
fanny Marion Sermadiras, fondatrice de ZenSoon , 25 ans :
« Nous avons été accompagnées par Paris Pionnières, un incubateur dédié aux femmes qui nous a conseillées dans le cadre de notre création et qui nous a suivis et soutenues lors du lancement. »
Maris Sermadiras soon Anne-Laure de Belloy, fondatrice de Lucette, 26 ans :
« Je me réjouis de voir que l'écosystème start-up en France est de plus en plus dynamique. Je fais partie des réseaux féminins Cyberelles et CEW (Cosmetics Executive Women). Ces réseaux sont très actifs et ouverts aux "jeunes pousses" : hier, par exemple, le réseau CEW (qui rassemble des femmes leaders du secteur de la beauté) m'a demandé d'animer une conférence sur le "Big Data et les cosmétiques" chez Chanel. »
anne-laure-de-belloy Marion Nougier, fondatrice de Ambuly, 24 ans :
« Le réseau Girls in Tech et mon implication dans cette association aident fortement mon intégration dans l'écosystème. Il est vrai que les associations comme Biillink, Girlz in Web, Duchesses, les initiatives de The Family aident beaucoup à se sentir entourée. »
marion_nougier Les jeunes femmes entrepreneures ont également de nombreux intérêts à rejoindre les réseaux d’accompagnement mixtes. C’est le choix de Raodath et Héloise.  Raodath Aminou, fondatrice d’OptiMiam, 25 ans :
« Je suis accompagnée et soutenue activement par le pôle Entrepreneuriat et Innovation de l'Ecole Polytechnique, l'incubateur HEC, l'accélérateur Startup42, le réseau Epitech ainsi que le réseau The Cantillon institute pour entrepreneurs. Je me suis bien fait accompagner car je suis allée les chercher. Mon conseil : N'hésitez pas à taper aux portes quand vous en avez besoin. »raodath aminou
Héloise Pierre, fondatrice de Déclic et des Trucs, 22 ans :
« Personnellement, je me fais accompagner par le Startup Leadership Program, qui est mixte, et qui m'apporte énormément au jour le jour. C’est un soutien très précieux. J’ai également été soutenue par Jeunes Pousses dans le cadre du Prix Wizbii »
fondatrice declic et des trucs

Améliorer l’écosystème start-up en France : les idées de jeunes entrepreneures prometteuses

Zélie Godin-Maujaret, 24 ans,What if  : 
« Ce qu’il manque à l’écosystème français ? Des financements, le nerf de la guerre ! Surtout pour l’amorçage du projet ! Le digital est un domaine où tout va très vite, où il faut tester sans cesse et s’adapter, pivoter, pour trouver le meilleur angle d’attaque. Mais les financeurs et les partenaires veulent un nombre d’utilisateurs conséquent et un produit concret pour se lancer. Convaincre des financeurs n’est déjà pas facile, mais quand en plus on est un projet numérique à vocation sociale, alors là ça devient vraiment complexe. »
what if Fanny Garret, Vinoga : 
« La France c’est bien, l’Europe, c’est encore mieux. Nous pourrions ainsi favoriser une plus grande collaboration avec les autres écosystèmes européens, que ce soit au niveau de la visibilité, des partenariats business et du recrutement. »
Marion Sermadiras, ZenSoon :
« J'ai tendance à penser que l'écosystème français de manière générale peut encore s'améliorer pour encourager les start-ups en revalorisant la place de l'entrepreneur: on parle toujours des succès, mais peu de l'époque de vaches maigres que traverse tout entrepreneur, ni même de l'échec qui parfois peut mettre fin à cette belle aventure.»
Marion Nougier, Ambuly :
Je pense que l'accès à des formations (de façon générale) dès le plus jeune âge est nécessaire. Le numérique et le digital sont des symptômes de l'innovation. La formation est le moyen d'innover. »
Anne-Laure de Belloy, Lucette
« La pénurie de développeurs et de data scientists en France reste selon moi un vrai frein au développement des start-ups digitales en France. Saluons tout de même les initiatives de certaines écoles comme Telecom Paris et l'ENSAE qui ont créé des filières pour développer les compétences de leurs étudiants sur ces sujets clefs.»
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Infographie_entrepreneuses