Apologie de mon premier échec entrepreneurial - La Ruche par WizbiiJean-Mathieu Saponaro dresse adroitement le bilan entrepreneurial de son expérience, qui n'est en réalité pas tant un échec comme on pourrait le penser !
Bannière d'un article
#Etudiant-entrepreneur

Apologie de mon premier échec entrepreneurial

Aïe ! Pas facile de se résoudre à accepter la réalité. Et pourtant ce premier projet entrepreneurial sur lequel nous avons travaillé tant d’heures, en parallèle de nos études comme beaucoup d’autres, ne deviendra pas une startup florissante. Est-ce pour autant un échec en soi ? ATTENTION, SPOILER : Non ! Au contraire. Madame la responsable des expériences professionnelles de l’Ecole, Je vous envoie ici, comme convenu, mon retour d’expérience. Au cours de ces derniers mois,

J’ai appris :

♦ à déterminer une cible, un besoin et une solution y répondant ♦ à rédiger un Business Plan ♦ les secrets du web design et les bases de la programmation ♦ à pitcher notre idée efficacement aussi bien en 30 secondes qu’en une présentation détaillée captivant une audience ♦  qu’échanger sans cesse avec ses utilisateurs est essentiel pour bien orienter de son projet ♦ à adapter son produit à une concurrence féroce et à innover sans cesse pour s’en différencier ♦ ce qui se cachait derrière ces fameux “Lean Startup” et autres "méthodes agiles" dont on nous avait tant parlé ♦ comment déposer sa marque auprès de l’INPI

J’ai mûri après avoir :

♦ eu à traiter avec des institutions réticentes à l’innovation et à l’évolution ♦ présenté des dizaines de fois notre projet devant des audiences intransigeantes de toutes tailles ♦ été confronté à des concurrents à l’éthique discutable ♦ expérimenté les relations avec des avocats ♦ fait des erreurs

J’ai eu la chance de :

♦ rencontrer des entrepreneurs, investisseurs et autres acteurs de l’écosystème startups français tous plus intéressants les uns que les autres ♦ découvrir d’autres projets aussi fous que fascinants ♦ pouvoir présenter notre projet devant Xavier Niel, Marc Simoncini et J-A Granjon dans un Théâtre de Paris rempli ♦ recevoir les encouragements réguliers de nos amis, proches et même d’inconnus, et pouvoir les faire participer à l’élaboration de notre produit ♦ acquérir plus d’expérience qu’aucun stage ou échange universitaire ne peut apporter. Oui, je me suis lancé, avec mes co-fondateurs, dans l’aventure entrepreneuriale. Certes notre startup ne fera pas partie des grands succès de la French Tech, et certains diront que nous avons “échoué”. Mais nous pouvons dire que nous n’avons aucun regret et que si c’était à refaire, nous signerions sans hésiter. Aucune autre expérience n’aurait pu tant nous apporter aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Et chaque étudiant hésitant à se lancer devrait être conscient de tout ce qu’il a à gagner, que son projet soit un franc succès, ou non.  Avec maintenant dans mon sac toute la liste ci-dessus, de solides compétences, l’expérience de cette première aventure, la compréhension de ce qui a (et surtout n’a pas) bien fonctionné, un réseau de personnes formidables rencontrées, je suis plus que jamais prêt pour le second round ! Bien cordialement.

rédigé par :

Léa Beli

le 08 décembre 2014

Articles recommandés

image

26 nov. 2021,

Création d'entreprise : quelles données utiliser pour le business plan ?

Le business plan représente un outil de pilotage et d'évaluation qui vous permet de structurer vos idées, de déterminer un objectif de chiffre d'affaires et de vérifier l'équilibre financier de votre future société. Ce document est également un support essentiel pour obtenir un financement.

image

23 nov., Kévin FERREIRA

23 nov. 2021

Ezymob : la solution qui augmente l'accessibilité des transports en commun pour les personnes en situation de handicap !

Bonjour ! Je me présente, Camille Maldjian, co-fondatrice et directrice générale d’Ezymob. Je suis issue d’une formation d’ingénieure matériaux-mécanique à Polytech Paris-Saclay que j’ai pu compléter par une expérience d’ingénieure d’affaires dans une société de conseil.

image

18 nov. 2021

Et si Le BTP devenait vert ?

Le secteur du bâtiment représente 17 % des émissions de gaz à effet de serre en France, en 2019. Il s'agit d'ailleurs du secteur économique qui consomme le plus d'énergie. Heureusement, avec la loi de transition énergétique pour une croissance verte, des mesures spécifiques ont été mises en place.

Derniers articles

Accueil
  • Emploi des Jeunes
  • Entrepreneuriat
  • Vie étudiante