Knot : la start-up qui propose des trottinettes partagées en libre-service

Knot : la start-up qui propose des trottinettes partagées en libre-service

La mobilité urbaine étant très en vogue, la start-up Knot déploie des trottinettes connectées à Colmar (68) et à Saint-Denis (93) ! Fondée à Strasbourg par deux  entrepreneurs, Polina Mikhaylova, 28 ans, et Arthur Keller, 31 ans, Knot met à disposition des urbains des trottinettes en libre-service gérées par une application mobile. Nous avons interrogé les fondateurs pour en savoir plus.

Hello Arthur et Polina, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs en quelques lignes ?

Nous sommes deux co-fondateurs aux profils complémentaires. Arthur a notamment été chef de projet dans l’industrie lourde allemande (tunneliers et forage) et Polina a de l’expérience dans la gestion financière et administrative de projets européens et la gestion des risques financiers.

Quant au reste de l’équipe, elle se compose de compétences nécessaires pour assurer le développement et la mise en œuvre du projet dans son ensemble : software, mécanique, électronique, business et communication. Nous sommes actuellement au nombre de 10.

Pouvez-vous nous expliquer plus en détails le concept Knot ? Quels sont les avantages liés à l’utilisation de Knot ?

Lancé en février 2016, KNOT est une entreprise strasbourgeoise qui apporte une réponse au problème du dernier kilomètre avec le système de trottinettes en libre-service, gérées depuis une application mobile. C’est un moyen de déplacement dédié au dernier kilomètre, en ville, sur des campus universitaires ou des entreprises, entre une gare et un lieu de travail. Compacte et facile à utiliser, la trottinette est adaptée aux trajets multimodaux et aux trottoirs. Enfin, on aime noter que l’intégralité de la solution –   software, trottinette, station – est conçue à Strasbourg et manufacturée en Alsace. Quant à la commercialisation, elle se fait à l’échelle nationale et européenne.

Quelle est votre cible ? Et pourquoi a-t-elle besoin de Knot ?

Notre cible est avant tout B2B. Une collectivité, une entreprise ou encore un campus, ce sont eux qui achètent et mettent en place la solution pour les utilisateurs qui cherchent un moyen de pallier au problème du dernier kilomètre. Nos utilisateurs sont âgés de 18 à 71 ans. Les hommes actifs et âgés de 25 à 35 ans en sont les principaux utilisateurs.

Combien comptez-vous d’utilisateurs ?

Nous comptons actuellement 40000 utilisateurs.

Comment cette brillante idée vous est venue ? Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

Ça peut sembler banal, mais un jour, alors que nous étions invités chez un couple d’amis avec 2 enfants, la maman nous a annoncé avoir acheté des trottinettes à ses enfants. Ça lui rappelait son enfance. Seulement maintenant, il lui était impossible de les suivre et qu’acheter une trottinette pour adulte était hors de question : non seulement par rapport au prix, mais aussi parce qu’elle ne l’utiliserait pas suffisamment pour pouvoir la rentabiliser. Elle a rajouté « que ce serait bien qu’il y ait des trottinettes en libre-service en ville ». L’idée était plaisante, surtout qu’au niveau du déplacement urbain il n’existait rien de tout ça. L’objectif a alors été d’inventer une solution sympa et surtout pas chère pour l’utilisateur.

Quel est votre business model ?

Je dirais simplement : B2B2C. KNOT est un service de mobilité destiné au grand public avec une collectivité ou un partenaire comme intermédiaire financier.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans un projet entrepreneurial ?

Tout d’abord l’envie d’entreprendre. Nous l’avons toujours eu à l’esprit. Mais aussi et surtout, l’envie de créer et faire du hardware !

Quelles difficultés avez-vous rencontrées au lancement de Knot ?

Je pense que comme toute création d’entreprise, la première difficulté a été le financement. Il faut batailler et prouver en permanence la faisabilité, ainsi que la cohérence de notre projet. Ensuite, avoir envie d’entreprendre c’est bien, mais à deux nous n’aurions pas pu en être ici aujourd’hui. Il a fallu qu’on embauche ; trouver de bons collaborateurs n’est pas toujours simple. Enfin, KNOT étant un service tout neuf sur le marché, il a fallu le faire connaître, en faire la promotion, le tout dans un langage adapté et surtout accepté.

Quelles sont les prochaines étapes pour Knot ?

  • De nouvelles stations prévues à Strasbourg cet été. Mais également à Lyon d’ici l’année prochaine et dans bien d’autres villes.
  • Le lancement imminent de notre propre trottinette électrique !

Enfin, KNOT souhaite se positionner comme étant LA plateforme de mobilité à travers le monde. En donnant, évidemment un accès particulier à la trottinette.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux jeunes qui voudraient se lancer dans un projet entrepreneurial pour les aider ?

Ne pas avoir peur ! Le premier projet n’est pas forcément le bon. Et lorsqu’on entreprend, on se prend des claques, il y a constamment des risques de faillite et de devoir retourner à la case départ. Mais c’est un risque à prendre et tant qu’on est jeune, on n’a « presque » rien à perdre, right ?

Petit conseil : Le réseau est primordial, il faut le comprendre très tôt et ne pas hésiter à demander de l’aide à de « vrais » entrepreneurs, qui ont une expérience et des choses à raconter !

Merci à vous deux et bon courage à l'équipe Knot !