Gérer une association étudiante : rencontre avec le Président AIESEC Grenoble

L'AIESEC est l'une des associations étudiantes les plus vastes au monde. Des bureaux sont implantés dans plus de 120 pays, 100 000 étudiants en assurent la gestion et son ambition est de réaliser 54 000 échanges internationaux en 2015. Quentin Breuillot, Président 2014 de l'AIESEC Grenoble a souhaité devenir contributeur sur La Ruche mais avant, nous vous proposons de mieux le connaître.

quentin breuillot

  Quels sont les objectifs de l'association ?

aiesec

AIESEC est une association à but non lucratif créée en 1948 par sept pays européens, dont la France. L’objectif initial est de développer les relations et échanges étudiants afin de stabiliser les relations post seconde guerre mondiale. Tisser des liens entre les jeunes citoyens des différents États est le meilleur moyen d’éviter de nouveaux conflits demain. Et on est fiers de remarquer que c’est un succès, peut-être en partie grâce à nos actions ! Notre autre objectif est l’accomplissement du potentiel de l’humanité, assez vague. Mais concrètement, AIESEC offre aux étudiants souhaitant s’ouvrir à de nouveaux horizons la chance d’être accompagnés pour développer leur capacité d’initiative et de leadership dans des missions ou stages à l’étranger. Nous sommes convaincus que partir à la découverte du monde permet de sortir de sa « comfort zone », de comprendre son environnement, d’être plus tolérant et d’apprendre sur soi-même.

confort zone

Président d’association, c’est quel engagement au quotidien ?
Learning by doing
J’ai rejoins AIESEC en Octobre 2013 et ai été « propulsé » au poste de Président en Janvier 2014. Ce n’était donc pas facile, j’avais encore beaucoup à découvrir sur le fonctionnement de l’association. Mais nous sommes très attachés à la devise « learning by doing » ; il m’a donc fallu découvrir, essayer et échouer pour comprendre et apprendre.
Un poste prenant
Au quotidien, je dois dire que c’est assez prenant surtout en gérant en parallèle mon Master Finance et sans aucune prise en compte de mon mandat dans mon emploi du temps. Mais il faut rester positif, apprendre à s’organiser, gérer les priorités et être motivé avec son équipe.
Des voyages à l'international
Cette association offre tellement d’opportunités qu’être membre du bureau est loin d’être une perte de temps ou un fardeau. En seulement 5 mois, je me suis rendu à Reims pour une conférence avec une centaine d’autres AIESECers de France afin de discuter ensemble des problématiques nationales et de la place des jeunes dans les entreprises. Il y a deux semaines, j’étais en Bulgarie pour une conférence internationale avec plus de 240 étudiants originaires de 30 pays différents. Ce « Leadership Development Seminar » nous permet de partager des expériences, de participer à des sessions de formation et de prendre du recul sur notre rôle de leader d’une équipe.
Des rencontres multi-culturelles
AIESEC nous permet de développer nos compétences professionnelles et d’apprendre sur nous-mêmes. Mais, plus que tout, AIESEC est un réseau enrichissant avec la possibilité de rencontrer des étudiants du monde entier. Combien d’étudiants sur Grenoble ont l’opportunité de rencontrer des jeunes d’Afghanistan, de Grèce, de Slovaquie, d’Egypte, d’échanger avec eux sur les réalités locales et de changer l’image que l’on peut avoir sur un pays ? Rien que ça, je pense que c’est une chance. Vous proposez des stages à l’étranger, tu participes personnellement à l’un d’entre eux ?

aiesec grenoble

En effet, c’est notre but principal : donner l’opportunité aux étudiants grenoblois de partir en mission à l’étranger pour apprendre, découvrir et échanger. Clairement, je ne pouvais pas m’imaginer être Président d’un bureau local sans avoir participé à un de nos programmes. Comment être passionné par nos actions sans y avoir gouté ? Je pars donc dans un mois, début Juin, pour une mission de deux mois dans l’entrepreneuriat social. Je vais retrouver une soixantaine d’étudiants internationaux pour engager des projets avec les entreprises et associations locales afin de favoriser la création d’entreprises, en particulier chez les femmes, et lutter contre l’exclusion sociale. Je souhaite développer un projet en lien avec la micro-finance, un outil de lutte contre la pauvreté auquel je suis sensible. Mais, si je vous dis que mon stage a lieu à l’Ile Maurice, je reste crédible ? Entre deux sessions surf, je ferai un petit retour sur mon expérience sur La Ruche !