Kerala Ventures finance des start-up web et mobile en hyper early stage

Kerala Ventures finance des start-up web et mobile en hyper early stage

Vous avez eu l'idée qui va révolutionner le monde, vous avez ensuite fait la rencontre de personnes qui partagent les mêmes motivations que vous, puis vous parlez de votre projet autour d'un café... et hop, vous décidez de vous jeter à bras ouverts dans l'aventure en lançant votre propre start-up ! Seulement, certains problèmes arrivent rapidement : financement, recrutement, choix stratégiques, investissement... Pas de panique, Kerala Ventures est là pour vous soutenir durant votre phase de lancement ! Marc Laurent, l'un des fondateurs de Kerala Ventures, nous en dit plus sur ce fonds d'investissement qui accompagne les jeunes start-up et livre ses conseils. Hello Marc, peux-tu nous parler de ton parcours ? En deux mots, je suis ingénieur de formation puis j’ai fait un master en école de commerce. A la fin de mes études j’ai travaillé chez Alven Capital puis j'ai rejoint l’équipe d’Otium Capital avant de monter Kerala Ventures avec Antoine Freysz et Olivier Occelli en décembre 2014. marc laurent investisseur co-fondateur kerala ventures Tu as fondé Kerala Ventures il y a un an, peux tu nous présenter les particularités de ce fonds d’investissement ? Pourquoi avoir décidé de créer ce projet ? logo, kerala, fonds d'investissement, marc laurent, investisseur Antoine, Olivier et moi avons lancé Kerala Ventures car nous voulions tous les 3 accompagner les entrepreneurs au tout début de leur aventure. Kerala Ventures finance des startups web/mobile en hyper early stage (no revenu ou lors des toutes premières semaines / tous premiers mois de revenus). Nous investissons jusqu’à 300k€ et apportons à nos entrepreneurs un support opérationnel très concret (aide sur les recrutements clefs, mise en place de process opérationnels, structuration des financials, déploiement de la stratégie commerciale, structuration des levées de fonds suivantes, …) à chaque fois et aussi souvent qu’ils le souhaitent. Nous investissons sur fonds propres donc avons un process extrêmement court et avons vocation à avoir un nombre restreint de participations (8-9 lignes en portefeuille maximum) afin de consacrer le plus de temps possible à nos participations. Quelle est la stratégie du fonds d’investissement ? Comment comptez-vous vous développer ? La stratégie de Kerala Ventures est simple : concentrer notre capital et notre temps sur un nombre restreint d’entrepreneurs extrêmement attaquants qui ont une vision claire et ambitieuse sur un marché profond. Je suis un entrepreneur : comment réussir à nouer un premier contact avec un fonds d’investissement et quels documents préparer en amont ? J’imagine qu’il y a presque autant de réponses que de fonds d’investissement, mais en ce qui nous concerne je dirais que l’idéal est : - de chercher une introduction dans son réseau, à défaut nos emails sont bien évidemment publics sur notre site ; - d’avoir un angle spécifique qui fait que Kerala Ventures a particulièrement du sens pour son business. Il n’y a pas vraiment de liste arrêtée de documents à préparer, mais lors du premier contact c’est bien d’expliquer rapidement : - le produit (idéalement des mockups et 1 ou 2 cas d'usage client), - le problème solved (bien préciser les attentes et bénéfices clients), - le marché (bien expliciter la méthodologie pour le sizing pour montrer qu’on parle bien du bon marché), - la team, - les achievements. employés, start-up Tu rencontres régulièrement des porteurs de projets, quels sont les trois critères les plus importants pour toi pour sélectionner des start-up ? Les trois critères les plus importants pour moi sont certainement : 1. le côté attaquant de l’équipe. J’aime particulièrement les profils très bullish, exigeants et impatients. 2. la taille de l’opportunité. Je dois avoir la conviction que la société a mécaniquement la possibilité de valoir au moins 1Mds€ en analysant la taille du marché. 3. la capacité d’exécution de l’équipe. J’étudie les achievements de l’équipe à la lueur du temps passé sur le projet full-time pour sentir leur capacité à exécuter rapidement. Quelle part accordes-tu à l’humain dans la décision d’investissement ?

La part accordée à l’humain est gigantesque.

Elle l’est peut-être encore plus chez Kerala Ventures en raison de notre stage d’investissement hyper early. Nous passons beaucoup de temps à travailler avec nos entrepreneurs et sommes régulièrement même dans leurs locaux, nous investissons donc dans de vrais associés. start-up, plan, vision, entrepreneuriat Et vice versa, en tant qu’entrepreneur comment sélectionner un fonds qui me correspond ? La règle est qu’effectivement il n’y a pas de fonds idéal dans l’absolu, mais simplement un fonds qui correspond aux attentes de ma startup. Une bonne approche est de chercher un investisseur qui : ♦ a l’habitude d’investir dans des startups qui ont à peu près le même stade de développement. Chaque phase de développement d’une startup induit des problématiques particulières. Il est donc important de s’entourer d’un investisseur familier de son stade de développement. ♦ a déjà investi dans des startups qui ont des modèles proches (marketplace, SaaS, …) ou qui sont sur le même secteur (Fashion, Fintech, …). Il sera d’autant plus capable d’apporter des conseils précis et comprendra plus rapidement les enjeux business. Quels conseils donnerais-tu pour convaincre un investisseur ? Pour convaincre un investisseur, il faut avant tout savoir ce qu’il recherche dans les start-up qu’il reçoit (pour ma part il s’agit des 3 points cités un peu plus au-dessus). Dès lors que l’entrepreneur a identifié les points auxquels l’investisseur est sensible, il lui suffit d’adapter un peu son discours pour mettre encore plus en évidence en quoi sa startup correspond au scope de l’investisseur. Selon toi, à quoi les jeunes doivent-ils faire le plus attention lorsqu’ils lancent leur start-up ? Le plus grand risque pour moi est de construire un produit ou un service que personne ne veut vraiment. Il faut donc bien faire attention à répondre à de réelles attentes avec un produit pour lequel des clients seront prêts à payer. Quels projets de jeunes entrepreneurs suis-tu en ce moment ? Nous regardons énormément de sujets. Mon analyst Olivier Attal et moi passons beaucoup de temps par semaine à chercher de nouvelles startups. Je rencontre d’ailleurs entre 8 et 12 entrepreneurs par semaine. People help each other to achieve their goals desires and aspirations concept Quelle est ta vision de l’entrepreneuriat des jeunes en France ? Il y a une vraie vague de fonds concernant l’entrepreneuriat des jeunes en France. Il n’est plus exotique de rejoindre une startup ou d’en lancer une après ses études alors que ça l’était il y a de ça 10 ans ! Les jeunes profils à haut potentiel rejoignent de plus en plus Blablacar, Doctolib, Algolia ou Criteo lorsque leurs prédécesseurs rejoignaient sans hésiter McKinsey ou Goldman Sachs. Les jeunes entrepreneurs sont beaucoup plus proches du capital qu’ils ne l’étaient il y a de ça quelques années. Ils se font plus facilement financés et donc émergent plus rapidement grâce notamment à la structuration de l’écosystème entrepreneurial (incubateurs, accélérateurs, pépinières, programmes d’écoles, …) et l’émergence de Business Angels ancien entrepreneurs et de modèles de fonds beaucoup plus « entrepreneur-centric ». Il reste cependant encore du chemin à parcourir comme le mettait en évidence un article écrit par Le Monde en 2014 : seules 3% des entreprises en France sont créées par des étudiants, alors qu’elles le sont aux Etats-Unis par plus de 11%. Merci beaucoup Marc pour ces précieux conseils ! N'hésitez pas à vous rendre sur le site de Kerala Ventures pour en savoir plus.

Photos © Kerala Ventures