LA bonne idée pour signer un PDI [Projet à Durée Indéterminée]

LA bonne idée pour signer un PDI [Projet à Durée Indéterminée]
Second article de notre jeune saga entrepreneuriale autour de la création de Yukook, une nouvelle enseigne inédite de restauration assise en France. En écoutant des entrepreneurs raconter leurs parcours, je me suis souvent demandé comment ils avaient su la toute première fois que leur idée était la bonne. C’est vrai, on pense tous à un tas de bonnes idées mais de là à se dire : là, je tiens celle qui fait la différence, qui va rendre heureux mes futurs clients, qui va me faire vivre, ma famille et moi, et qui sait, un jour me permettre de m’offrir une belle voiture de sport (réaliser son petit rêve perso un peu fou souvent issu d’un solide cliché); bref, l’idée assez bonne pour que son porteur y investisse toute son énergie et ses économies et signer pour un PDI, projet à durée indéterminée. Personnellement, j’ai repéré trois signes qui augurent qu’une idée, quand elle survient, risque de devenir une petite entreprise florissante voir bien plus encore… Le premier signe majeur de la « bonne idée », c’est le foisonnement de pensées qu’elle provoque. Depuis qu’on en a parlé un peu enjoué à cette table de restaurant avec Guillaume, on bouillonne dans tous les sens. On en parle des heures sans s’en rendre compte, on se retourne dans son lit à force d’y penser; signe ultime, on se surprend à décaler le visionnage du dernier épisode de Breaking Bad pour faire des recherches internet! Bref le premier signe, c’est la passion que suscite l’idée auprès de son porteur. Deuxième signe, à interpréter avec précaution, c’est la réaction de votre entourage à cette idée. Soyons clair, quand vous en parlez la première fois à vos proches, le but n’est pas de convaincre un comité d’investisseurs experts mais juste de savoir s’ils croient au projet et en vous pour le mener, s’ils vous encouragent à y aller (car vous en aurez bien besoin) et enfin valider votre capacité à leur vendre votre projet. Remarque : lorsqu’on confronte son idée, on observe presque toujours la théorie du  « oui mais » : après avoir présenté comme il se doit votre idée, la réponse de votre interlocuteur sera presque toujours du style : « c’est une idée intéressante… MAIS… comment feras-tu pour les odeurs dans tes restaurants… et  comment tu vas financer… et comment…». Mécanisme cérébral, on oublie toujours ce qui vient avant le « mais ». De plus, c’est naturel, on est un peu déçu que son idée ne déclenche pas une réaction délirante d’enthousiasme de son interlocuteur du style « tu tiens l’idée du siècle mon grand, tiens un chèque d’un million d’euros! »  Mais à y réfléchir, ces objections bienveillantes sont les plus intéressantes de toutes car votre premier sondage qualitatif et les réactions trop positives souvent une politesse gênée de trouver votre idée très nulle… Troisième signe de la bonne idée, c’est de la confronter au marché auquel elle s’adresse et de voir si des avis positifs en ressortent. Tout dépend du type de business dans lequel vous vous lancez mais privilégiez à fond le terrain et adressez-vous directement à vos futurs clients. Les réseaux sociaux permettent enfin un service utile : Saoulez tous vos amis Facebook en leur faisant passer des sondages « relou » mais dont les résultats seront pour vous une matière première précieuse. Vous verrez vite si votre idée intéresse ou non. (Au passage, merci au 532 personnes ayant répondu à notre Google sondage !) Petite astuce qui nous sert tous les jours: aussi enfantin que ça puisse paraître, pour chaque projet, créez deux petits fichiers Word « boite à idées » et « boite à objections », en les remplissant au fur et à mesure de vos rencontres, cela deviendra un vrai trésor pour vous lancer dans l’opérationnel ! Au final si l’idée vous passionne, que vous savez la vendre et qu’il y a un marché pour elle, vous vous serez vous-même convaincu qu’elle est bonne et c’est là le secret. C’est bien l’entrepreneur qui rend une idée bonne et pas vraiment une bonne idée qui lui tombe dessus comme je l’imaginais. Trouver la bonne idée est la première étape, reste encore le plus dur, faire le grand saut et se lancer ! La suite au prochain numéro… Pour en savoir plus sur Yukook, vous pouvez nous suivre sur Twitter et sur Facebook. A très bientôt !