Réussir dans le marketing digital sans avoir de formation dans le domaine

Travailler dans le domaine du marketing et du marketing digital sans avoir reçu de formation : mythe ou réalité ? L’enjeu semble conséquent et presque irréalisable pour certains, et pourtant ce genre de profil existe. La preuve, Sophie Ianiro en fait partie ! Aujourd’hui Responsable Inbound Marketing dans une start-up à Paris, son parcours n’a rien d’une évidence !

Hello Sophie ! Peux-tu nous décrire ton parcours ?

Après l’obtention de mon Bac Littéraire, j’ai intégré une école d’Arts Appliqués dans le but de devenir Designer, persuadée que mon aisance à dessiner et ma créativité me conduiraient sans difficulté à ce métier. Au final, je ne me suis pas vraiment épanouie durant cette année d’étude… Je me sentais un peu seule avec mes crayons et mes carnets de croquis. Je ne me voyais pas faire ça toute ma vie. Et ça je ne l’avais pas vu venir !

C'est à ce moment là que tu as su que ce parcours n'était pas fait pour toi ? Qu'est-ce qui t'a convaincu de changer de voie ? 

Oui, j’eu une sorte de « révélation ». C'était au moment de l’organisation de l’événement de fin d’année de notre école : le défilé de mode pour les étudiants en Design de Mode. J’ai adoré coordonner les équipes, créer des supports de communication, être en contact avec différents acteurs de cet événement. C'est ça qui m'a convaincu de changer de secteur d’activité et de me diriger vers l’événementiel.

Après quelques recherches d’orientation, j’ai donc débuté mes études par une licence en Information et Communication. Je voulais garder une vision très large de la communication et me spécialiser plus tard.

J'ai ensuite choisi de m'orienter vers une Licence en Information et Communication pour le côté universitaire : je sortais de lycée quand j’ai poursuivi mes études dans une école privée d’Arts. Beaucoup de contraintes et de discipline, j’avais besoin de me responsabiliser et de me sentir indépendante. Une licence en Université demande beaucoup de rigueur, de constance et d’organisation personnelle.

Problème : c’est seulement au bout de la 3ème année qu’on peut effectuer un premier stage de 3 mois. J’ai eu l’opportunité de faire ce stage dans un Hôtel 5* au Luxembourg. J’étais en charge d’organiser des événements corporate et de créer du contenu pour l’image de marque de l’hôtel, une super expérience !

J’ai ensuite poursuivi mes études en Master à Paris à l’ISEG car le cursus de 2nd cycle me permettait de faire au moins 2 stages longs (6 mois). Et je me suis spécialisée en stratégies événementielles, relations presse et publiques. J’ai fait un stage de 6 mois en agence de presse et un autre dans un grand groupe en communication corporate. Là encore, je n’ai pas trouvé ma place : je n’étais pas à l’aise avec les valeurs de l’univers du luxe, ni avec les relations avec la presse et l’ambiance en agence.

Qu'as-tu fais à ce moment là du coup ? 

Et bien, je me suis tournée vers les start-up et j’ai découvert Uptilab. J’ai intégré cette start-up pour créer mon propre poste : il n’y avait personne en marketing et beaucoup de sujets à reprendre. Avec mes expériences diverses, j’ai su démontrer que je savais m’adapter et que j’ai toujours dépassé les limites de mes missions. Faire preuve de beaucoup d’autonomie, d’adaptabilité et de curiosité m’ont permis de passer au travers des compétences demandées.

En effet, ce sont des qualités essentielles à mon avis lorsqu'on découvre de nombreux domaines comme tu l'as fait ! Tu as donc créé ton propre poste au sein de cette start-up ? En quoi consiste ce job au quotidien ? 

Tout à fait ! Déjà à l’aise avec la création de contenu et la gestion des réseaux sociaux / newsletter, j’ai redoublé d’effort pour mener à bien mes missions et apprendre à utiliser des nouveaux outils. Aujourd’hui mon job consiste à produire des articles de qualité sur un sujet connexe à l’entreprise pour informer, se positionner en expert dans notre domaine et capter indirectement l’attention du prospect. Une fois l’attention de la cible captée, on proposera des cas clients et des livres blancs à télécharger pour générer le fameux lead ! Ce lead sera ensuite relancé via des outils de marketing automation ou par les services commerciaux pour le convertir en vente. C’est un concept très tendance qui fonctionne !

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Pour faire bref, une stratégie d’Inbound B2B permet de :

  1. Approcher les prospects de manière non-intrusive, en les laissant venir à soi
  2. Les faire mûrir à leur rythme, en leur proposant des contenus adaptés à leur cycle de réflexion
  3. Faire intervenir les commerciaux au moment où ils sont le plus susceptibles de signer l’affaire

Un métier très éloigné de ta formation d'origine en effet mais très intéressant pour autant ! Quels sont les avantages et les inconvénients de ce poste ? 

C’est un poste qui demande beaucoup de stratégies et qui offre une grande liberté dans la façon de faire évoluer les choses. Je me base sur les data pour prendre des décisions rationnelles tout en restant alerte et réactive sur les prochains sujets à traiter et les nouvelles tendances. Il n’y a pas de journée type puisque les articles, les prospects et les relations avec les autres membres de l’entreprise évoluent de jour en jour et ça  c'est très enrichissant !

Selon toi, quelles qualités faut-il pour faire ce métier ?

Pour évoluer sur ce type de poste, il ne faut pas s’arrêter à ce qui fonctionne aujourd’hui. Dans le digital, on ne sait pas de quoi demain sera fait, il faut toujours apprendre et se remettre en question. C’est d’ailleurs cet état d’esprit qui m’a fait entrer dans le marketing digital alors que je n’ai pas fait les études pour.

Merci beaucoup Sophie pour nous avoir fait part de ton expérience et de tes conseils ! Se reconvertir pour passer de l'art au marketing digital n'est pas impossible et peut se réaliser si l'on est prêt à relever des défis comme Sophie l'a fait ! Et pour trouver un job dans le marketing, il y a Wizbii