La procrastination des étudiants est-elle toujours néfaste ?

La procrastination des étudiants est-elle toujours néfaste ?
Et si on abordait aujourd’hui un sujet qui nous a tous touché un jour ou l’autre ? Je veux parler de la procrastination ! Aujourd'hui, c'est d'ailleurs la journée de la procrastination à l'initiative de David d'Equainville.  La majorité de la population serait touchée et plus de 60% des étudiants avouent procrastiner avant le rendu d’un devoir ou avant un examen important. L’art de remettre systématiquement au lendemain Le phénomène, pas nouveau et récurrent notamment chez les étudiants, est traité sur le web d’une façon très sérieuse par divers sites médicaux. On y apprend qu’il y a plusieurs causes à la procrastination : principalement le manque de motivation et le manque de considération pour l’activité en question mais aussi l’anxiété, la faible estime de soi, le perfectionnisme, la peur de l’échec/ de la réussite… On compte désormais aussi des causes plus sociétales comme la dépendance aux nouvelles technologies.

Le procrastinateur trouve toujours une « bonne» raison pour se justifier : il ne peut pas faire autrement ! Mais à force de remettre tout au lendemain, le procrastinateur finit par devenir stressé et culpabilise. C’est d’autant plus vrai lors d’un travail en équipe où il devient la « bête noire » du groupe. Il se rend compte de la situation, mais n’arrive pas à changer.

Mais alors quelles solutions s’offrent à moi pour éviter de procrastiner ? - Apprendre à dire "non" aux sollicitations extérieures qui viennent me faire oublier mon travail premier. Travailler dans une ambiance de travail calme, sans distraction (pas de Facebook ;) ) et planifier des plages horaires propices à la productivité. Ceci étant, ne pas oublier de faire des pauses pour s'aérer l’esprit. - Coucher sur le papier ma liste de choses à faire, une To Do list en somme avec un ordre des priorités. Pour les cas de procrastination les plus aigus : coller cette liste sur son frigo ou sur tout autre objet qui sera dans votre champ de vision au quotidien. - Prévoir le temps (délais), prévoir les ressources et prévoir un processus - Essayer de finir ce que vous avez commencé avant d’attaquer autre chose. Cela facilitera votre organisation. - Penser au « pourquoi du comment », garder en mémoire votre but afin d’avancer plus vite dans votre travail. Je procrastine, et je ne compte pas changer Malgré les inconvénients que la procrastination induit, une partie des jeunes vit très bien avec ce comportement et ne compte pas changer. Preuve en est, les nombreuses pages fans sur Facebook qui militent pour la procrastination (1 million de fans en ajoutant les différentes communautés).

Certains étudiants ressentent une certaine adrénaline à l'approche de la deadline indispensable à la bonne exécution de leur travail. Le philosophe américain John Perry a poussé la logique jusqu’au bout dans son livre intitulé "La procrastination, l’art de reporter au lendemain » où l'auteur déculpabilise les procrastinateurs. Il explique que ces derniers sont en réalité plus productifs et créatifs. Malgré les apparences, ils seraient même assez « structurés ». Kathrin Passig et Sascha Lobo, auteurs du livre "Demain, c'est bien aussi. Comment régler ses affaires sans aucune discipline personnelle", affirment quant à eux que la procrastination est capable de faire de vous un être plus libre, plus riche et plus heureux. La proscratination n'est donc pas forcément une mauvaise chose à la condition qu'elle ne nuise pas à autrui, qu'en pensez-vous ?