Portrait du concept "start-up", la petite entreprise qui se débrouille

« Être l’homme le plus riche du cimetière n’a pas d’importance pour moi. Aller au lit le soir en disant que nous avons fait quelque chose de merveilleux, c’est ce qui compte pour moi », déclarait Steve Jobs, célèbre fondateur d’Apple. La première phrase de la citation du défunt milliardaire Steve Jobs est plutôt contestable, car dégager du profit est fondamental pour la survie d’une entreprise. Sans compter les milliards brassés par la pomme. Mais la seconde partie de la citation est plutôt représentative de la start-up, c’est-à-dire que cette dernière est à l’origine d’une création et d’une innovation permanente. Quelles sont les caractéristiques de la start-up qui a de la suite dans les idées ? Voici quelques pistes.

La start-up est créative

On serait tenté de dire que l’essence même de la start-up se trouve dans la créativité puisque c’est une belle idée qui a permis sa naissance et qui est condition de sa prospérité. En effet, si l’idée qui a permis la création de la start-up est mauvaise, la start-up ne sera pas et l’évidence de son naufrage apparaîtra assez rapidement. Si l’idée de départ est fondamentale, d’autres idées doivent accompagner le décollage puis la prospérité de la start-up. La naissance et l’application de nouvelles idées en permanence sont la condition indispensable de la prospérité de la jeune pousse. En effet, c’est bien la créativité qui distingue les start-up des grandes entreprises bien installées et qui roulent, et leur donnent toutes les chances de réussir. C’est aussi cette créativité, condition de la réussite, qui attire de nombreux candidats désireux de s’exprimer, d’entreprendre, et de faire des paris sur l’avenir.

La start-up implique la collaboration permanente

La start-up fonctionne souvent par la mutualisation des talents. Untel est bon en ça, unetelle excelle en ceci, et le créateur a le nez creux. Chacun apporte sa pierre à l’édifice et il n’existe pas de place pour les planqués ou les incompétents. Dans un monde hyper connecté où le temps n’attend pas, chaque collaborateur donne de sa personne à toute heure du jour ou de la nuit via son Smartphone qui ne dort jamais. La plupart des locaux des start-up sont situés dans des espaces de coworking. Ces espaces permettent aux petites entreprises de se côtoyer, puis de collaborer si la mèche prend. Ainsi, les start-up ne sont pas isolées, elles peuvent développer un réseau professionnel et bénéficier d’une bonne image vis-à-vis de leurs clients et potentiels collaborateurs. Il suffit de chercher un espace de bureau à partager dans un centre d’affaires ou dans des lieux plus adressés aux jeunes comme La Cantine, La Ruche, ou encore La Mutinerie.

Les nouvelles technologies, outils de travail prédominants

Comme nous l’avons expliqué ci-dessus, les start-up naissent d’une belle idée et d’autres idées fleurissent en permanence pour en assurer leur survivance. En effet, toutes ces idées exploitent les nouveaux marchés. Par conséquent, les start-up se positionnent généralement sur de nouveaux secteurs comme le web et utilisent les nouvelles technologies pour communiquer avec les collaborateurs, recruter et se rendre visible. Cette idée se vérifie au regard des nombreux exemples de start-up reconnues et dont la production est extrêmement rentable. Par exemple, l’entreprise Google dont le célèbre moteur de recherche porte le nom, génère plusieurs milliards de dollars, à l’instar du géant Apple. On retiendra également les grands noms comme Facebook, Twitter et Deezer. Concernant la toile, il est capital de se rendre visible le plus vite possible, c’est pourquoi il est aussi important de ne pas négliger le référencement naturel pour bien apparaître dans les résultats de recherche de Google. Si on peut tenter de se débrouiller soi-même en partageant ses contenus sur les réseaux sociaux et en faisant un bon job en community management, avoir recours à une agence SEO ou un consultant spécialisé peut s’avérer rentable à court terme. A titre d’exemple, l’agence Eskimoz, start-up elle aussi, propose un positionnement de qualité et un référencement propre. Si elle n’est pas la seule à jouer au jeu du chat et de la souris avec Google dans les règles de l’art, d’autres agences utilisent des méthodes plus dangereuses et non durables mais dont les résultats peuvent vite être mesurés. Reste aux jeunes entrepreneurs à définir leur budget et leur stratégie.

Faire des économies

Par son faible capital de départ, une start-up ne peut se permettre des investissements trop importants lors de son lancement. Si ces investissements peuvent être revus à la hausse dès lors que l’activité connaît des retours positifs, il n’en reste pas moins qu’un minimum est nécessaire pour se lancer. L’un des travers de l’ère du tout gratuit sur Internet est de penser qu’on peut faire de l’argent avec rien, il est donc important d’avoir un business plan qui tienne la route et un minimum d’argent à mettre sur la table dès le début. Par exemple, quand une jeune société n’a pas les moyens d’avoir un espace dédié à son activité, elle peut avoir recours à la domiciliation pour donner une adresse professionnelle sérieuse à son projet (voir Régus, Multiburo ou Taller par exemple). Enfin, une start-up a souvent recours aux stagiaires, dont le coût est très bas par rapport à un salarié, ou à l’utilisation du matériel informatique personnel des collaborateurs. Le modèle économique de la start-up fonctionne parfois à l’opportunisme mais il n’existe pas de petites économies !   Les start up ont donc quatre caractéristiques majeures qui fonctionnent ensemble, à savoir la créativité, la collaboration, l’intégration des nouvelles technologies et la maîtrise d’un budget serré. Plus que des traits définitoires, ces aspects sont des conditions essentielles de la prospérité de la start-up, autrement dit, pour être le plus riche du cimetière et penser qu’on est à l’origine de quelque chose de merveilleux.