Lancer sa boite : le choix le plus flippant et le plus épanouissant de ma vie

Lancer sa boite : le choix le plus flippant et le plus épanouissant de ma vie

Fraîchement sorti(e) des études, te voilà face à un dilemme : ça fait quelques mois que tu observes ta promo, et tu vois clairement 2 groupes se démarquer.

À ta gauche, tes potes étudiants qui ont déjà une carrière toute tracée. Untel a déjà passé des entretiens dans des boites de conseil, machin a une proposition d’embauche dans une grande société du CAC40. De l’autre côté, tu as le groupe des têtes brûlées. Ils veulent absolument lancer leur boite, leur start-up, mais tu vois bien, malgré un œil bienveillant, que ce sont des entrepreneurs en couche-culotte.

L’aventure entrepreneuriale, ça te tente, mais ça a l’air vraiment risqué. Certains anciens élèves se sont cassés la figure, et ceux que tu connais ayant réussi ont de belles cernes sous les yeux, en gagnant 2 fois moins que ceux qui sont partis dans le conseil.

La raison te rappelle à elle, tu vas écouter les conseils de tes enseignants, et de tes parents : il faut d’abord faire ses armes dans une grande entreprise avant de monter sa boite, ça semble plus raisonnable.

Bienvenue dans la spirale infernale du salariat bien payé

Je vais t’avouer un petit secret que personne n’ose dire et qui est tabou dans les grandes entreprises. Je connais beaucoup de copains, qui, à la sortie du master, s’ennuient terriblement dans leur vie professionnelle. Ils arrivent même à se convaincre que c’est un choix de vie raisonnable, et que finalement leur situation n’est pas si mal, dans un marché concurrentiel où il est dur de trouver un boulot (bien que le taux de chômage des cadres soit quasi nul).

Ils s’ennuient tellement, que certains me demandent de leur filer du boulot pour qu’ils puissent s’occuper un peu au travail. Mais bon, tu comprends, il y a un crédit à payer et dans quelques années il y aura les enfants, il faut bien penser à son avenir et à sa retraite. Et quelques années avant la retraite, ce seront les mêmes personnes que tu entendras dire ce que tu entends déjà dans la génération de tes parents : « Plus que 5 ans avant la retraite, il faut bien tenir ».

Tu passes 75 % de ta vie au boulot, choisis-le bien

Cette vision peut paraître un poil caricaturale, car j’ai aussi des amis qui font des boulots salariés super chouettes. Mais… cette description n’est malheureusement pas une exception dans mon entourage. Le salariat moyennement épanouissant, mais bien rémunéré est une spirale sans fond. C’est quelque chose dont tu dois également avoir conscience dans l’équation de ton choix de carrière.

Alors, que dire du côté du choix de l’entrepreneuriat ? Que les choses soient claires, ce n’est pas une balade de santé : tu vas passer des weekends, des nuits au boulot. Tu vas stresser pour des contrats, des clients, de gros challenges qui vont se présenter à toi. Tu vas faire des erreurs, t’en vouloir, et te sentir un peu seul parfois. Le boulot empiétera sur ta vie personnelle, et tu devras faire quelques sacrifices.

Une vie comme celle-ci vaut-elle vraiment le coup ?

Hell yea

C’est le choix que j’ai fait, directement après mes études, et je ne regrette pas une seule seconde. J’en ai bavé, j’ai eu des moments de doutes importants. J’ai dû grandir à marche forcée, me battre pour gagner en expérience sur tous les fronts, et gravir des montagnes que je ne pensais pas à ma portée.

Mais est-ce que ça en vaut le coup ? Je suis libre. Véritablement libre. Libre de mes choix, libre de mon emploi du temps, libre d’être moi-même, sans filtre. Je suis épanoui, même dans les moments les plus difficiles, car je me dépasse tous les jours à devenir une meilleure version de moi-même. Est-ce quelque chose que je fais consciemment ? Absolument pas. L’entrepreneuriat, c’est justement se mettre dans une situation où l’on n’a pas le choix d’avancer, et c’est ce qui fait grandir.

Alors quel bilan aujourd’hui, après 3 ans dans le grand bain ? J’ai gagné en expérience à une vitesse folle. Je sais gérer maintenant tous les aspects d’une entreprise, de la comptabilité, au marketing, aux ventes. J’ai rencontré beaucoup de personnes, ce qui m’a permis de créer un réseau fort. Je sais que je n’aurais aucun mal à trouver du boulot où que ce soit, bien que cette option est aujourd’hui quelque chose d’inenvisageable, car je tiens trop à mon indépendance.

Si je devais refaire ce choix, je me mettrais un grand coup de pied aux fesses, en me disant d’y aller encore plus vite, et avec moins de doute que lors de mes débuts timorés.

Choix de carrière, choix de vie

Alors si toi aussi tu dois faire un choix de carrière, te décider entre salariat ou entrepreneuriat, n’oublie pas ceci :

  • La peur amplifie les risques. Nous vivons dans une société où nous pouvons rebondir très facilement en cas d’échec. Même si tu te plantes, ce n’est pas grave, tu auras beaucoup appris.
  • Il n’y a pas tant d’entreprises qui ferment que ça, la plupart arrivent à trouver leur chemin
  • Si tu as peur de la solitude, tu peux partir à 2 avec un associé, bien que l’une ou l’autre des solutions présente avantages et inconvénients (j’y reviendrai dans une vidéo)
  • Ce n’est pas parce que tu n’as pas d’idées aujourd’hui que l’entrepreneuriat n’est pas pour toi. Une idée d’entreprise, ça se trouve, ça se creuse, ça s’affine. J’ai mis plus de 2 ans à trouver mon business model.
  • Mais surtout : Tu n’as qu’une vie, ne joue pas la sécurité. La richesse d’une vie entrepreneuriale n’a pas d’égal.

Chose importante à garder en tête à la lecture de cet article : mon avis est forcément biaisé par mon parcours, mes aspirations, mes expériences. Que tu choisisses de partir dans une voie ou une autre, le meilleur conseil que tu pourras avoir, c’est cette petite voix intérieure, qui sait que tu as déjà fait ton choix. Bonne route.

Au fait, j’ai oublié de me présenter. Je m’appelle Gautier Veltri, j’ai 28 ans, et j’ai lancé mon entreprise de prestation par drone, Prodigo, ainsi que mon école de formation au pilotage de drone, Prodroner. J’ai une chaine YouTube, où je parle d’entrepreneuriat, et du parcours de mon entreprise. Si tu as aimé cet article, abonne-toi, ça me fera très plaisir et je suis sûr que si tu lis encore ces lignes, ça te servira.

À bientôt !