Interview : Kaam and Roffler, l'agence qui digitalise la mode

Interview : Kaam and Roffler, l'agence qui digitalise la mode

Voici une agence aux objectifs bien tracés, Kaam and Roffler écrivent leur histoire dans le monde de la mode en travaillant avec des marques connues et reconnues comme The Kooples ou Maje. Gabriel, son co-fondateur, nous fait part de son ambition de devenir l'une des plus grandes agences digitales !

Salut Gabriel, peux-tu te présenter à nos lecteurs en quelques lignes (qui es-tu, quel est ton parcours) ?

Je suis Gabriel Kaam, 26 ans, parisien d’adoption. Je suis ingénieur de formation, passionné par l’informatique et la mode depuis que je suis petit. En 2015 j’ai monté ma première Startup avec 4 amis ( Shopsquare, un moteur de recherche spécialisé dans le shopping en ligne). Et en 2016 j’ai monté mon agence digitale Kaam and Roffler.

Peux-tu nous expliquer plus en détails le concept de Kaam and Roffler ?

C’est mon agence digitale, qu’on a monté courant 2016 avec mon associé Antoine Roffler. On est parti d’un constat simple : les marques de mode ont souvent du mal à prendre le pas du digital. Ce qui est dommage, car on peut faire des choses vraiment sympa avec les ressources et les outils qui sont à notre disposition aujourd'hui. On a commencé par proposer nos services d’accompagnement à quelques marques, puis on s’en rendu compte que la demande augmentait. On a donc décidé de recruter une équipe pour pouvoir servir de plus en plus de clients. Notre but principal c’est d’aider les marques à booster leur activité en utilisant des outils digitaux.

Qu’est-ce qui différencie Kaam and Roffler des autres agences digitales ? Quelle est votre valeur ajoutée ?

La première chose, c’est que nous sommes des passionnés: on aime vraiment ce que l’on fait. Que ce soit du pour développement, du graphisme, du marketing, on a une équipe de passionnés qui prends du plaisir à travailler, je pense que ça se sent, aussi bien en interne, que dans les travaux que l’on réalise pour nos client. Le second point, c’est notre taille. On est une agence à taille humaine, ce qui nous permet de créer un vrai lien humain avec nos clients et donc mieux comprendre leur besoin ; mais également de pouvoir leur proposer un interlocuteur unique, sans qu’ils aient besoin de passer par un commercial, un account manager, un chef de service avant de pouvoir discuter avec le développeur, le graphiste ou l’expert en marketing qui va s’occuper de leur projet. On court-circuite un peu les niveaux hiérarchiques habituels, ça nous permet d’être beaucoup plus réactifs et plus précis dans nos prestations (et aussi moins cher).

Vous avez travaillé avec des marques réputées comme The Kooples ou Maje, comment on fait pour gagner la confiance de marques aussi prestigieuses quand on vient de monter son entreprise ?

On bosse dur! Je pense que ce que les marques apprécient, c’est qu’on est très disponible et toujours à leur écoute. On peut les conseiller sur des tas de sujets car nos équipes sont pluridisciplinaires ; je pense qu’elles apprécient qu’on ne réponde (presque) jamais “heu, il faut que je check avec mon chef de service“, ou bien “je vous envoie une propale dans 2 semaines“. On peut les accompagner les marques dans des périodes de rush, et s’adapter aux changements de dernières minutes (ce qui arrive très, très souvent dans le monde de la mode) et je pense que c’est ce que les marques apprécient. Au fur et à mesure, on parvient à créer une relation de confiance avec nos clients. Notre but c’est de les accompagner sur du long terme, on refuse assez souvent des missions type one-shot.

Qu’est­ce qui vous a poussé, Antoine et toi à vous lancer dans un projet entrepreneurial ?

Je pense qu’Antoine et moi, on aime vraiment être au contact du client. Ça fait un peu cheesy, mais j’adore quand mes clients me disent qu’on a fait du bon travail ou que tel ou tel projet a été un succès grâce à nous :) On est content d’avoir pu comprendre leur besoin et surtout d’avoir pu y répondre. Ça, et aussi la liberté. Entreprendre, c’est (très) dur, mais j’adore le fait de savoir que je suis maitre de mes actions et de mon futur. En cas de réussite, mais aussi en cas d’échec.

J’ai cru comprendre que tu avais connu plusieurs échecs avant d’en arriver à K&R, peux-tu nous en dire davantage ?

Disons un gros échec, qui est la somme de plus petits échecs. La première startup dont je parlais tout à l’heure Shopsquare, a mis la clé sous la porte cette année (2017). C’était vraiment dur pour toute l’équipe, car on avait investi beaucoup de temps et d’argent dans ce projet. On a tous quitté nos jobs, mis nos économies dans le projet, pour qu’au final l’aventure s’arrête presque avoir d’avoir vraiment commencé. Du coup, il faut tout reprendre à zéro. C’est dur, moralement et financièrement, mais c’est formateur. Chaque jour pour K&R, j’essaie de ne pas refaire les mêmes erreurs qu’on a pu commettre avec Shopsquare. C’est important pour moi, mes clients, mais aussi pour ma team.

Quelles sont les prochaines étapes pour Kaam and Roffler ?

Étape 1 : pouvoir se dégager un salaire :) On a pris la décision avec Antoine de réinvestir une grosse partie de bénéfices dans la boite, du coup on ne se paye pas encore (ou très peu).

Étape 2 : asseoir notre position d’agence digitale de référence en France, puis en Europe. Un de mes objectifs c’est de rivaliser avec une agence comme Fred & Farid (i’m coming for you guys)..

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux jeunes qui voudraient se lancer dans un projet entrepreneurial pour les aider ?

Soyez passionnés et lancez-vous ! Il ne faut pas attendre d’être “prêt” pour se lancer, car “prêt” on ne l’est jamais vraiment. Si vous avez envie de vous lancer, allez-y. Commencez petit, mais commencez quelque chose. Les opportunités viendront à vous si vous y croyez et que vous vous donner les moyens. Et de toutes façons en cas d'échec, vous pourrez toujours rebondir. Ils ont également cette mentalité chez Facebook : le fail fast.

Et aussi, choisissez bien votre team. Trouvez des gens de confiances avec de vrais compétences, des gens sur qui vous pourrez compter, l’équipe c’est le plus important.

Une phrase fétiche ? :)

Ceux qui échouent trouvent les excuses, ceux qui réussissent trouvent les moyens !

Merci Gabriel !