Interview avec Claude Calmon : Quelles sont les nouvelles méthodes de recrutement des entreprises ? - La Ruche par WizbiiAujourd’hui, WIZBII a rencontré le fondateur de Calmon Partners Group, Claude Calmon, pour échanger sur le recrutement dans les entreprises. Zoom sur les nouvelles tendances du marché de l’emploi et les conseils à appliquer en tant que candidat !
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Interview avec Claude Calmon : Quelles sont les nouvelles méthodes de recrutement des entreprises ?

Aujourd’hui, WIZBII a rencontré le fondateur de Calmon Partners Group, Claude Calmon, pour échanger sur le recrutement dans les entreprises. Zoom sur les nouvelles tendances du marché de l’emploi et les conseils à appliquer en tant que candidat !

Bonjour Claude, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs en quelques lignes ?

Bonjour ! Je suis Claude Calmon, le fondateur de Calmon Partners Group, un ensemble de 3 entités : un cabinet de recrutement, une société de levée de fonds et un pôle de communication; L’idée est de constituer un grand système au sein duquel on peut faire appel à nous sur une de ces problématiques ou l’ensemble. 

Pour citer mon parcours, je suis diplômé de l’ESSCA depuis 2009. J’ai fait une première partie de carrière en finance. J’ai pas mal voyagé pendant ma carrière avant de faire 4 ans à Londres dans un cabinet de recrutement. Puis j’ai posé la première brique de mon cabinet de recrutement en novembre 2020 avant de développer le groupe tel qu’il est aujourd’hui.

Beau parcours ! Si nous sommes réunis aujourd’hui pour cette interview, c’est pour avoir votre expertise sur les nouvelles méthodes de recrutement des entreprises, un sujet qui va à coup sûr intéresser les lecteurs de WIZBII Blog. Alors, quelles sont-elles ?

Le recrutement n’a pas changé dans sa forme. Il y a toujours des candidats et des recruteurs, mais c’est vrai qu’avec le COVID, il y a eu de nouveaux mouvements. Des activités qui se sont arrêtées, d’autres qui ont dû redoubler d’efforts, et le tout en pleine digitalisation de plusieurs moyens et des relations humaines.

Les entreprises qui recrutent ont été obligées de plus en plus de faire appel aux technologies à distance et ça a pas mal changé la relation recruteur-recruté. Il y a eu comme un rééquilibrage des forces entre les 2 interlocuteurs. C’est-à-dire qu’aujourd’hui on a des entreprises qui ont beaucoup de mal à recruter alors qu’il y a beaucoup de candidats sur le marché du travail. La réalité est que les candidats choisissent davantage leur entreprise pour s’engager avec elles. Donc les entreprises ont dû et doivent faire un travail de fond pour comprendre ce qui motive les candidats. 

Beaucoup d’études sont sorties récemment sur les motivations dans une recherche d’emploi. La plupart s’accorde à dire qu’un travailleur ne se lève plus le matin pour un salaire. Il se lève le matin pour aller travailler dans une entreprise qui lui donne une mission claire, qui lui propose de participer à un effort global, d’avoir de l’impact sur l’écologie ou le social, etc. Il y a bien évidemment le salaire, mais ce n’est plus la priorité absolue. Aujourd’hui, les gens négocient de plus en plus de choses en dehors du salaire pour que ce soit en accord avec leurs attentes et leur équilibre vie privée-vie pro.

D’accord, on peut donc en déduire qu’aujourd’hui ce sont les candidats qui sont en position de force ? Ce sont eux qui dictent la loi et décident ce qu’ils veulent ?

Voilà ! Alors il faut tout remettre dans le contexte, mais disons qu’il y a un pouvoir de négociation qui s’est un peu inversé. Les entreprises doivent davantage travailler sur leur opération séduction pour attirer des candidats.

Par exemple, nous, nous travaillons beaucoup dans le secteur financier avec nos recrutements. À une époque, les banques n’avaient pas nécessairement besoin de faire appel à des recruteurs car chaque année ils savaient que des masses d’étudiants allaient arriver. Mais tout cela a bien évolué. Les cadres de travail ont changé, tout est beaucoup plus ouvert et beaucoup plus fun, notamment avec l’explosion des start-up. Du coup, les banques ont dû élargir leurs scops de recherche, aller chercher des profils différents, proposer des missions différentes, et en plus de cela augmenter les salaires.

Très bien. Quels seraient vos conseils pour nos lecteurs qui passeront des entretiens ?

Il y a pas mal de choses à dire. On pourrait citer toutes les plateformes en ligne qui publient des offres comme la nôtre, Finyear, où l’on poste gratuitement des offres. Toutes ces plateformes permettent d’accéder à beaucoup d’offres pour passer plusieurs entretiens. Dans nos conseils, je dirai que le numéro 1 c’est la préparation. Il y a une forte concurrence entre les candidats, donc ces derniers doivent être préparés. Il faut être le candidat qui a fait ses devoirs quand il arrive face au recruteur. Pour cela, les candidats peuvent passer par des cabinets de recrutement pour bien se préparer. Aujourd’hui, trop de candidats sont encore trop peu préparés : en retard aux entretiens, hors du cadre vestimentaire, etc. Il faut bien se renseigner sur les codes de l’entreprise.

Numéro 2, bien faire le lien avec son projet professionnel. En plus d’avoir fait ses devoirs en arrivant à l’entretien, il faut être capable de présenter ce qu’on a compris de l’entreprise et ce qu’on peut lui apporter, tout en justifiant comment l’entreprise s’inscrit dans son parcours professionnel. En fait, c’est plutôt un conseil numéro 1 bis car cela revient à être bien préparé. Car même si les candidats sont plus exigeants, les entreprises qui ont bien travaillé leur opération séduction le deviennent aussi et veulent les meilleurs candidats. Et les meilleurs sont les mieux préparés. C’est comme l’anglais. Aujourd’hui, on ne se pose plus vraiment la question de savoir s’il faut parler anglais ou non. La plupart des recruteurs estiment que les candidats doivent maîtriser l’anglais aujourd’hui, c’est indispensable. Le plus en langue étrangère serait de maîtriser 1 ou 2 langues autres que le français et l’anglais, cela peut faire grandement la différence même en étant junior.

Pour finir, j’insiste beaucoup sur le côté préparation. Il n’y a pas un secteur qui ne recrute pas, mais cela ne permet pas aux candidats de négliger la préparation. Les recruteurs doivent sentir que les candidats sont des personnes de confiance sur qui on peut compter.

Merci beaucoup Claude pour cet échange et pour avoir partagé ces conseils avec nous ! Si vous avez besoin de vous préparer pour des entretiens, faites peut-être appel à Calmon Partners Group pour être au top pour vos entretiens ! 

rédigé par :

Kévin FERREIRA

le 20 mai 2022

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