Enfant d'expatriés à l'étranger ? 7 conseils pour valoriser cette expérience !

Enfant d'expatriés à l'étranger ? 7 conseils pour valoriser cette expérience !

Contrairement à d’autres jeunes de ton âge, tu as passé une bonne partie de ton adolescence à l’étranger en tant que fils ou fille d’expatriés. Vivre 9 ans en Europe de l’Est, en Amérique du Nord ou en Asie fut une expérience incroyable pour toi, riche de rencontres et d’enrichissements personnels. En plus, tu es convaincu(e) que cette expérience peut vraiment faire la différence lors d’un recrutement… à condition que tu saches en parler comme il se doit ! Voici les conseils d’une ex expatriée pour t’aider à valoriser tes années d’expatriation à l’étranger !

La connaissance d’une histoire et d’une culture différentes  

Passer plusieurs années dans un pays et ne connaître strictement rien de son histoire ou de sa culture, à l’exception de la liqueur locale, peut-être très mal vu surtout lors d’un entretien d’embauche.

Le risque quand on est expatrié français est de rester confiné dans une petite bulle dorée fréquentée seulement… par des français ! Pas très intéressant… A quoi ça sert de se retrouver à l’autre bout du monde (ou du continent) si c’est pour garder les mêmes habitudes ou vivre à la française ? Profite de cette longue expérience à l’étranger pour t’enrichir le plus possible, découvrir une nouvelle culture et acquérir de nouvelles connaissances qui pourraient t’aider à faire la différence une fois rentré(e) en France.

Si tu ne l’as pas déjà fait quand tu es étais sur place, renseigne toi sur l’histoire et la culture du pays. Ce sera un des meilleurs moyens de démontrer au recruteur que tu as vraiment essayé de t’adapter et de t’intéresser à tout ce qui t’entourait.

Il est tout de même plus intéressant de partager ton point de vue sur le mode des vies des paysans chinois vivant dans l’arrière pays que de raconter qu’avec tes potes vous alliez tous les weekend à la piscine du village français, n’est-ce pas ? Et puis d’un point de vue professionnel, montrer que tu connais le développement économique et industriel de la Roumanie et les opportunités de business que détient ce pays peut témoigner ta maturité et ta capacité à gérer des problématiques d’entreprise importantes, même à l’étranger !

Expatriation ≠ vacances sans interruption

Ce n’est pas parce que la vie d’expatrié est remplie d’avantages que tu as forcément profité de cette situation pour te la couler douce.

Non, être expatrié ce n’est pas les vacances.

Tu as dû aller en cours, trouver un stage, bosser pour ton bac comme n’importe quel(le) autre élève français(e) à la seule différence que toi, tu as pu découvrir un pays que tu n’aurais peut-être pas découvert dans d’autres circonstances. Et c’est toutes les découvertes que tu auras vécues pendant ces années d'expatriation à l’étranger qu’il te faudra valoriser auprès de contacts professionnels. N’hésite pas à illustrer chacun de tes propos par un exemple concret, ça ne sera que mieux apprécié par ton interlocuteur.

Voici quelques questions pouvant t’aider à recueillir des informations pertinentes sur ton expérience d’expatriation :

  •        Si tu as pu voyager à travers le pays, dans quelles villes t’es-tu rendu(e) exactement ? Qui as-tu rencontré ? Que t’ont appris ces voyages ?
  •        Quel meilleur souvenir gardes-tu de ton expatriation ? Et pourquoi ?
  •        Quel élément t’as le plus marqué dans la culture locale ?
  •        Que retiens-tu en une phrase de ce pays ?
  •        Quelle est la plus grande difficulté que tu as dû surmonter ? Et comment t’y es-tu pris(e) ?

Grâce à ces éléments, tu auras plus de crédibilité aux yeux du recruteur lorsque tu affirmeras être doté(e) d’une grande ouverture d’esprit ou avoir une capacité d’adaptation qui te permet de relever de nouveaux défis.

Un enseignement de qualité

C’est bien connu, les établissements français à l’étranger ont souvent un niveau plus élevé que ceux en France. Et pour cause : des classes plus petites, des professeurs moins stressés, une proximité enseignant – élève qui vous accompagne tout au long de votre collège et/ou lycée comme un membre de la famille…  Ce sont quelques-uns des facteurs qui favorisent le bien-être des élèves et la qualité de l’enseignement.

Alors oui, dire que tu étais le/la premier(e) de ta classe pendant 3 ans peut paraître légèrement présomptueux face à tes copains, mais tourné de la bonne façon peut démontrer au recruteur que tu as reçu de bonnes bases pour travailler avec sérieux et efficacité.

Au delà du fait d’avoir eu la chance d’être entouré(e) de seulement vingt élèves en classe de 4ème (et non pas 35), être enfant d'expatriés offre de merveilleux souvenirs notamment pour cette proximité qui unit les élèves entre eux mais aussi avec les professeurs.

Pouvoir être suivi(e), accompagné(e), conseillé(e) et épaulé(e) dans les choix les plus importants de son adolescence par des professeurs à qui l’on fini par s’attacher est un avantage que peu de personnes en dehors des expatriés peuvent comprendre. J’en ai moi-même été témoin au cours de mes neuf années vécues à Bucarest où tout le personnel du lycée était comme une seconde famille à qui l’on pouvait se confier. Un souvenir vraiment unique ! 

L’apprentissage de nouvelles langues étrangères

Et forcément, qui dit enseignement de qualité dit un apprentissage des langues étrangères plus facile qu’en classes nombreuses et bruyantes. Met donc en avant le fait qu’avoir vécu dans un autre pays t’a permis d’apprendre une langue étrangère « rare », comme le roumain dans mon cas, ou du moins une langue que tu n’aurais peut-être pas appris aussi facilement si tu avais été dans un autre contexte.

De plus, l’apprentissage d’une langue est un exercice auquel le cerveau peut s’habituer à force d’entrainement. Si tu as donc réussi à apprendre le chinois, le roumain ou le suédois (être expatrié en Suède ça doit être cool non ?), aucune difficulté pour apprendre le traditionnel anglais et/ou allemand / espagnol qu’on a tous plus ou moins appris au collège et au lycée. A nouveau, cela te permettra de démontrer que tu t’es investi(e) dans cette expérience à l’étranger et appliqué(e) pour savoir parler une langue étrangère qui peut faire la différence ! 

Une expérience à l’étranger

Et qu’on le veuille ou non, vivre 3, 5 ans ou plus en tant que fils ou fille d’expatriés est quand même une expérience à l’étranger, sûrement plus enrichissante personnellement qu’un séjour de 6 mois en Erasmus en Angleterre où on a passé le plus clair de son temps à faire la fête entre étudiants. Beaucoup d’étudiants partent à l’étranger dans l’espoir de développer leur compétence en langues et d’ajouter un peu d’ « exotisme » à leur CV pour démontrer qu’ils sont sortis de leur zone de confort et ont vécu une expérience soit disant constructive.

Oui mais toi, l’expatriation tu ne l’as pas choisi ; tu as été obligé(e) de t’adapter, de te bâtir de nouveaux repères, d’apprendre à vivre dans un pays dont tu ne connaissais rien et à un âge où tu étais encore en train de te chercher. Et ça, ce n’est pas rien, surtout si tu as fait l’effort d’aller vers les autres et de t’adapter au pays d’accueil. D’un point de vue personnel, c’est énormément constructif et enrichissant, raison de plus pour savoir le raconter de la bonne façon. 

Des voyages hors du commun

Personnellement, je n’ai jamais autant voyagé que pendant mon expérience d’expatriation. Forcément, en tant qu’expatrié on a des moyens financiers plutôt avantageux alors on en profite pour visiter le pays d’accueil en long, en large et en travers mais aussi le reste du monde. Et ça ce n’est pas rien non plus. Contrairement à d’autres candidats qui n’auront eu la chance que de visiter quelques pays d’Europe Occidentale, toi tu as un découvert un réel intérêt dans les voyages, un autre aspect qui peut démontrer ta curiosité et ton ouverture d’esprit.

Illustre donc cet aspect de ton profil avec les récits concrets de tes voyages :

  • Où es-tu allé(e) ?
  • Pendant combien de temps ?
  • Qu’as-tu visité ?
  • Quel voyage t’a le plus marqué ? etc. 

Un retour en France bien géré 

Le retour d'expatriation peut être très difficile au début, surtout si l'expérience a été longue. Beaucoup ont l'impression de revenir à la réalité, comme si toutes ces années passées à l'étranger avaient fait partie d'un rêve. En même temps, quand on est expatrié on se sent légèrement privilégié, notamment grâce aux avantages de l'entreprise et au fait d'être un peu différent et loin de son pays d'origine.

Alors le retour en France peut être brutal. Fini l'exception, on (re)devient comme tout le monde. On n'est plus personne.

Et réussir à se réadapter dans une classe exclusivement composée de français (et non plus d'élèves des quatre coins du monde eux aussi expatriés), n'est pas une mince affaire, surtout si on débarque à l'université et qu'on ne connait personne. Pour faire donc bonne impression à ce sujet, explique au recruteur qu'en ce qui te concerne, tu es parvenu(e) à te réintégrer facilement au mode de vie français sans pour autant oublier tout ce que tu avais appris et vécu pendant ton expatriation. Précise au contraire que tu apprécies partager des anecdotes et des histoires de ton ancien pays d'accueil avec tes collègues de classe ou d'entreprise, cela prouvera non seulement ta capacité d'adaptation (passer d'un pays à un autre pour revenir ensuite au pays d'origine) mais aussi tes qualités relationnelles. 

 

Une expérience à l’étranger est extrêmement bénéfique d’un point de vue personnel et professionnel car elle permet d’avoir un autre regard sur les choses qui t’entourent et une capacité d’adaptation très utile lorsqu’on est jeune diplômé et qu’on commence tout juste à travailler. Qu’on le veuille ou non l’expatriation est une expérience à l’étranger, certes moins constructive professionnellement qu’un stage dans un autre pays, mais tout de même riche d’enseignements personnels. Apprends donc à les valoriser de la bonne façon pour montrer ton ouverture d’esprit, ta curiosité, ta capacité d’adaptation… toutes ces qualités que les employeurs recherchent chez un jeune candidat et que tu as pu acquérir tout naturellement en grandissant à l’étranger.