L’entrepreneuriat en France : plus faible qu’en Europe, mais un taux d’échec inférieur

La Commission européenne vient de publier son Eurobaromètre 2009 de l'entrepreneuriat en Europe et consacre une analyse détaillée à 25 des pays membres de l'UE, dont la France. L'étude révèle un taux d'entrepreneuriat légèrement inférieur dans notre pays par rapport aux autres pays de l'UE. Ceci est en partie dû au fait que les entrepreneurs français présentent une faible tolérance au risque, et ont tendance à se lancer par nécessité plutôt que par opportunité (profil de "push" entrepreneurs, par opposition aux "pull" entrepreneurs). La France présente cependant le taux d'échec le plus faible parmi les 25 pays étudiés.

Un lien entre entrepreneuriat et niveau d'études

La proportion d'entrepreneurs avec un haut niveau d'études (ayant terminé leurs études à temps plein après 21 ans) est plus élevée en France que dans la plupart des autres pays. Or, paradoxalement, les Français avec un haut niveau d'études ont une probabilité moyenne inférieure de devenir entrepreneur par rapport aux habitants de la plupart des autres pays de l'UE. La France figure par ailleurs parmi les pays dont la proportion d'entrepreneurs habitant en zone rurale et en zones urbaine ou métropolitaine est égale. En France, le fait d'habiter en ville ou à la campagne n'a donc pas d'impact sur le taux d'entrepreneuriat.

Liberté, indépendance et épanouissement

L'étude montre par ailleurs que, par comparaison avec la moyenne des 25, les Français ont une légère préférence pour le statut d'employé plutôt que pour celui d'indépendant. Ils sont cependant prêts - plus que les sondés des autres pays européens - à donner une seconde chance aux entrepreneurs qui ont échoué. En conclusion, le rapport souligne qu'en France, le souhait de devenir entrepreneur rime - plus qu'ailleurs en Europe - avec liberté, indépendance et épanouissement. Photo : Celso Flores/Flickr