Astuces pour couper court aux questions énervantes quand on entreprend - La Ruche par WizbiiQuand on est entrepreneur, l’explication de « ce qu’on fait dans la vie » est un exercice délicat. Comment répondre à cette question ?
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Entrepreneur : les questions agaçantes « et toi, tu fais quoi dans la vie ? »

Quand on est entrepreneur, l’explication de « ce qu’on fait dans la vie » à des inconnus, des proches, des moins proches, et surtout à ses parents, est devenue un exercice délicat. Ne pas trop en dire pour ne pas noyer l’interlocuteur des millions d’informations qu’on a à traiter quotidiennement (ou des milliers des 48 dernières heures, déjà). En dire assez pour répondre à sa question. Ne pas trop en dire pour ne pas avoir l’impression d’être devant un parterre d’investisseurs, un partenaire commercial ou un prospect (et de ne pas y passer deux heures). En dire assez pour se sentir en accord avec ses choix, avec soi-même.

Avant, c’était bien plus simple.

Dans votre ancienne vie, c’était plutôt simple, quel que soit le métier. « Je suis étudiant ». « Je suis en recherche d’emploi dans tel secteur ». « Je suis enseignant, avocat, agent de machin, chargé de mission chez bidule ». Même le plus complexe des métiers de la finance ou de la recherche finit par trouver une réponse plausible assez rapidement à la question « quel est ton métier ». Fonction, secteur, avantages, inconvénients, « oui ça me plait / non ça ne me plait pas », et on n’en parle plus.

Maintenant, comment te dire…

Vous n’avez pas un métier, vous en avez 5, 6, 15 peut-être, souvent dans la même journée. Vous n’avez pas d’horaires, pas de vacances, pas de week-ends, ou si peu. Peut-être même que vous ne vous payez pas encore. Vous pourrez dire « j’ai monté ma boîte », on vous demandera « boîte de quoi », et c’est parti pour le pitch que vous vouliez éviter. Parce que le pitch appelle les questions qui vous angoissent et/ou que vous savez appeler des explications de plusieurs dizaines de minutes - en vrac : « et ça marche ? », « et ça paye bien ? », « ah oui je connais, ça existe déjà non ? », « mais tu peux pas prendre un stagiaire/un assistant/quelqu’un pour faire ça ? »… sans oublier le « et t’as déjà pensé à (idée irréalisable) ? » et le magnifique « ça doit être génial de pouvoir se lever quand tu veux, te coucher quand tu veux, de décider tout ce que tu veux, pas de transport en commun, pas de collègues ». Bien sûr oui. C’est sans fin.

La riposte

A chaque interlocuteur sa réponse-type, ne me remerciez pas : -          A vos parents, en quatre phrases : « J’ai monté ma boîte de (insérer activité de la boîte). C’est un secteur porteur parce que (insérer raison-clé en une phrase) et je me donne (insérer une durée) pour parvenir à me payer. En attendant, je sais que (insérer le moyen trouvé de payer son loyer et ses courses dans l’attente de la durée signalée précédemment). ». Objectif : les rassurer. -          A un proche ou à un inconnu, en trois phrases : « J’ai monté ma boîte de (insérer activité de la boîte). On souhaite permettre à (insérer descriptif cible) de (insérer ce que vous apportez à votre cible). C’est plutôt cool. ». Objectif : détourner la conversation en testant très brièvement votre discours. En principe, trois minutes plus tard, vous parlerez d’autre chose - souvent de lui d’ailleurs. -          A un potentiel employeur (si vous travaillez à temps partiel à côté de votre entreprise pour vivre,  ou si vous êtes amené à devoir retrouver un emploi salarié un jour), en quatre phrases : « J’ai monté ma boîte de (insérer activité de la boîte). L’idée (est/était) de permettre à (insérer descriptif cible) de (insérer ce que vous apportez à votre cible). Autant dire que (insérer depuis/pendant + durée d’existence de votre entreprise), j’ai porté de nombreuses casquettes différentes, à commencer par la gestion de projet, de A à Z, et notamment (insérer compétence clé recherchée par le potentiel employeur). Par exemple, (insérer une expérience dans la compétence-clé recherchée, qu’il ne retrouvera jamais ou difficilement chez un candidat n’étant pas passé par la case « création d’entreprise ») ». Objectif : valoriser le mouton à 5 pattes que vous êtes devenu, que votre entreprise soit pérenne ou qu’elle ait du fermer.   Pour les prospects et investisseurs, vous trouverez largement sur la toile de quoi alimenter votre discours ;) Et vous, vous faites quoi dans la vie ?

rédigé par :

Léa Beli

le 02 septembre 2013

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