Ecoles et universités à l’heure du community management

Comme nous l'écrivions dans un précédent billet, les écoles et universités sont de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux. Si bien qu'aujourd'hui, elles sont nombreuses à créer un poste de community manager.

Un community manager, qu'est-ce que c'est ?

Le community manager « a pour but d'animer et de fédérer pour une société ou une marque les échanges entre internautes utilisant les service web tel que les réseaux sociaux et de faire respecter les règles de bonne conduite au sein de cette communauté », selon la définition donnée par Wikipedia. Une définition que l'on pourrait compléter par celle donnée sur son blog par Vanina Delobelle : « Le Community Manager va gérer la communauté (...). Il va modérer en interne les discussions et va les animer (...). Il va gérer les discussions qui se déroulent à l’extérieur. Ainsi il doit suivre les conversations qui se font sur d’autres sites au sujet de la marque pour pouvoir y répondre et contrôler au mieux ce qui se dit (...). Le rôle du Community Manager c’est de développer la connaissance de la marque au sein des différentes communautés du web (...). Son rôle est de « parler » et surtout « faire parler » au maximum de la marque, d’augmenter le nombre de liens et de posts relatifs à la marque ».

Ecoles, universités et community management

En quoi consiste concrètement le travail du community manager dans une école ou une université ? Son rôle premier est d'animer la communauté d'étudiants et de diplômés. Comment ? En diffusant sur les réseaux sociaux les dernières actualités de l'école ou de l'université, mais aussi en valorisant les contenus de ces mêmes étudiants et diplômés (les fameux "user generated content") ou encore en répondant à leurs questions ainsi qu'à celles des futurs étudiants. Le community manager gère la page fan Facebook, le compte Twitter, les chaînes vidéos YouTube et/ou DailyMotion, et la présence sur Viadeo et LinkedIn. Il surveille également tout ce qui se dit sur l'école ou l'université sur internet, notamment sur les forums. Certaines écoles sont d'ores et déjà très actives sur les réseaux sociaux, notamment les écoles de commerce. L'Ecole de Management de Strasbourg, par exemple, répond sur sa page fan Facebook à toutes les questions de ses (futurs) étudiants, et n'hésite pas non plus à les consulter. Sur son compte Twitter, l'EDHEC relaie en les retweetant les annonces de recherche d'emploi de ses étudiants ou diplômés (identifiables notamment par l'utilisation du hashtag #EDHEC), mais aussi des annonces immobilières concernant des logements à proximité de son campus. Facebook et Twitter servent également largement à la diffusion d'actualités concernant l'université ou l'école en question. Si les universités semblent moins actives que les écoles sur ce terrain-là, certaines d'entre elles utilisent cependant les réseaux sociaux comme canaux de communication. Parmi celles-ci, on peut notamment citer plusieurs universités particulièrement dynamiques en la matière : l'université Pierre et Marie Curie (Paris VI), l’université Lumière (Lyon 2), l’université Paris-Sorbonne (Paris IV), l’université Toulouse II-Le Mirail ou encore l'université Paul-Cézanne (Aix-Marseille III). Cette dernière affiche même directement les liens vers ses différents profils sur les réseaux sociaux, via plusieurs icônes colorées visibles en haut à gauche de toutes les pages de son site et une vidéo sur la page d'accueil. Beaucoup d’écoles ou d’universités « étaient actives à leur insu sur certains réseaux sociaux, et elles avaient tout à gagner à exploiter et maîtriser cette présence (…). Ces réseaux leur permettent de développer de nouvelles stratégies de communication envers leurs étudiants, leurs anciens et leurs partenaires », analysait récemment le site EducPros.fr. Une sorte de reprise en main de la communication, en somme, même si l’on peut regretter que le « mur » des pages fan Facebook de certaines écoles ou universités soit fermé aux commentaires. Si vous êtes inscrit sur Twitter, n’hésitez d’ailleurs pas à suivre les trois listes d’établissements de l’enseignement supérieur que nous avons créées :