Jeune diplômé, il imagine l'emballage du futur qui disparaît

Chaque année, les américains génèrent un gaspillage de 250 millions tonnes de déchets (source : EPA)  et 30% de ces derniers viennent des emballages. A partir de ce constat et agacé par tous ces emballages superflus, Aaron Mickelson a ainsi réfléchit à comment réduire le surplus de packaging mais en conservant un design qui plairait aux marketeurs. Aaron Mickelson, tout juste diplômé de l'Institut Pratt, a proposé des prototypes qui pourraient bien révolutionner notre vie de tous les jours. En effet, dans le cadre d'une thèse à son école d'Art, ce jeune américain a conçu des réels prototypes innovants à partir de 5 produits courants. Ils réduiraient considérablement voire supprimeraient les emballages. Le projet est nommé The Disappearing Package. Aaron a basé sa recherche essentiellement sur les matériaux et les procédés qui lui permettraient de réaliser son but.

 Des packaging « eco-friendly » Ainsi, pour le thé de la marque Twinings, Aaron a supprimé la boîte et le plastique qui l'entoure, l'emballage est totalement revu. Ce sont alors des emballages individuels qui tiennent ensemble en forme d'accordéon. En bonus, ce nouvel emballage permet à l'entreprise de raconter son histoire puisqu'il prend la forme d'un petit livre.

Pour les "Tide Pods", marque de lessive, il a supprimé le grand sachet plastique et a soudé les Pods entre eux ce qui a ainsi créé un sachet prédécoupé hydrosoluble formé de dosettes détachables qui vont en machine.

 

Le produit lui-même comme emballage Très ingénieux, Aaron a aussi inventé « l'emballage sans emballage » pour le savon Nivea. Il est alors recouvert d'un papier hydrosoluble. Le concept peut facilement être décliné pour d'autres marques de savon.

Quant aux boîtes hermétiques Oxo Pop, on élimine tout emballage carton et on se sert du produit lui même pour écrire les informations marketing à l'aide d'une encre lavable.

Enfin, pour les sacs poubelles "Glad", le jeune homme propose que le carton d'emballage soit supprimé et que le visuel se retrouve sur le sac directement. Les éléments visuels sont alors réduits au maximum : la marque, la taille du produit et le nombre de produits inclus. Ces informations sont alors imprimées sur le dernier sac poubelle seulement.

Aaron Mickelson n'a malheureusement pas encore eu de retours positifs venant des marques citées dans son projet mais il indique : « Avec l'appui des consommateurs, je pense vraiment que les entreprises se rendraient compte de l'importance de la réduction de leurs emballages ». Avec les vifs intérêts portés à son projet, nul doute que l'on va continuer à entendre parler du jeune designer ! Le concept n'est pas sans rappeler Wikicells, qui a fait fureur à la Biennale du design de Saint Etienne. Imaginé par le professeur américain David Edwards et le designer François Azambourg, le projet propose des emballages 100% cosmestibles qui se lavent comme un fruit sous l'eau ! Selon Anne-Sophie Novel, blogueuse sur Le Monde, Wikicell Design, la structure qui développe le projet, a récemment levé 10 millions de dollars auprès de deux fonds américains, Flagship Ventures et Polaris Venture Partners, pour développer ses produits qu'elle souhaite commercialiser en France et aux Etats-Unis à partir de 2013.