Passer de la photographie au web design : les conseils pour valoriser un parcours atypique !

Passer de la photographie au web design : les conseils pour valoriser un parcours atypique !

Pourquoi devoir forcément choisir entre une formation littéraire et une formation scientifique ? Pourquoi devoir limiter ses choix et ses envies sous prétexte que l'un ne va pas avec l'autre ? On n'est justement pas obligé. Certaines personnes arrivent à trouver leur voie en multipliant les expériences dans différents domaines, parfois très éloignés. C'est le cas pour Géraldine Ponticelli, diplômée des Beaux-Arts et aujourd'hui Project Manager dans le digital. Comment passer de l'art au digital ? Découvrons-le avec son témoignage ! 

Du littéraire au web design : le parcours de Géraldine

Je fais partie de ces personnes convaincues que tout est possible si on en ressent vraiment l'envie. C'est en partie pour ça que je n'ai jamais cru à la séparation "littéraire / scientifique".

Comment savoir ce que l'on veut faire de sa vie à 18 ans ? 

Moi, à 18 ans, je voulais être photographe, actrice, décoratrice d’intérieure, chanteuse et créer un café philo. Malgré mon Bac L, je réussi à rentrer en IUT de gestion pour apprendre à gérer un commerce, alors passionnée de philosophie et de pâtisserie. J'avais beau être passionnée, je me suis enfuie dès le premier jour, réalisant que mon rêve était loin de cette réalité.

On me poussa immédiatement aux Beaux-Arts en école d’architecture. Mais le bizutage, très peu pour moi merci ! Je décidai de rejoindre le monde du travail pour pouvoir m'offrir une année préparatoire en arts appliqués. Je profitai de cette période très enrichissante pour dessiner, dessiner et encore dessiner. Ce goût pour le dessin ne me permit pas, hélas, de réussir les concours d'entrée des grandes écoles d'art. Je choisis alors de poursuivre ma formation à l'université d'Histoire de l'art, spécialisation photographie. En parallèle de mes cours, j'entrepris une expérience de photographe freelance pour des projets personnels comme des photographies de plateau de tournage et de performances théâtrales.

Les profils atypiques apportent de la fraîcheur et un autre regard.  

Au moment de ma recherche d'emploi, je fus repérée par un recruteur pour un poste de vendeuse à la Monnaie de Paris, avec beaucoup de perspectives d’avenir. Mon profil culturel conquit le recruteur et je fus très vite remarquée en interne ce qui me permit d'être nommée Responsable e-boutique, un poste pour quelqu'un de créatif, motivée et qui ait une parfaite connaissance de la maison et de ses produits. On me fit confiance, notamment grâce aux idées que j'avais envie de partager. Je pus alors développer les choses à ma façon, tout en me formant activement, et participer au vaste projet interne de mise en place d'une plateforme multicanal. 

Malgré l'intérêt que je portais à ce projet, je décidai de m'orienter vers un poste de chef de projet, véritable chef d'orchestre du web selon moi. Mon entreprise actuelle, séduite par mon profil littéraire et créatif, vint alors me chercher pour me proposer une opportunité professionnelle en tant que chef de projet / expérience utilisateur - UX designer.

Voilà bientôt un an que je travaille pour divers clients BtoB, les accompagnant sur des projets stratégiques. 

Les conseils pour un changement de parcours serein 

Un parcours n'est jamais figé selon moi. Nous sommes toujours à la recherche de nouveautés. Pour ma part, je réfléchis à changer de métier pour m'orienter vers une profession dans laquelle je puisse écrire, dessiner, coacher... 

Je ne cherche pas une carrière pyramidale mais à vivre des expériences. 

Pour la génération X, née entre les années 1950 et 1978, mon parcours est incompréhensible, un brouillon à cause duquel je n'arrive pas à me poser et trouver la profession qui me convient. Mais pour les générations Y et Z, c'est tout le contraire, mon parcours est on ne peut plus normal.

Les études sont un point de départ, non une fin en soi.

Appuyez-vous sur vos appétences naturelles, sur votre personnalité, sur vos expériences aussi minces soient-elles, sur vos intuitions et sur vos compétences. Cherchez une forme de liberté d'être et d'actions. Tout ce que vous apprenez, faites-un une mine d'informations que vous pourrez transformer en outils de travail.

Notre génération considère qu'elle n'a pas besoin d'avoir appris quelque chose pour savoir le faire, car elle sait se débrouiller avec ce qu'elle a, de toute façon elle aura en moyenne une quinzaine de métiers différents au cours de son existence. Elle n'emploiera jamais des phrases du genre "c'était mieux avant" ou "on a toujours fait comme ça" car les profils atypiques apportent de la fraîcheur et un autre regard.

Il faut oser, sans attendre que l'on vienne vous chercher. Allez à la rencontre des personnes qui gravitent dans les sphères qui vous intéressent.

Les études ne vous préparent pas à ce qui vous attend après. Vous êtes encore jeunes, avec des rêves et des envies plein la tête, sans connaitre encore la réalité du marché du travail.

Peut-être s'agit-il d'un phénomène de génération, toujours est-il que nombreux jeunes diplômés arrivent sur le marché du travail et s'éloignent petit à petit de leur domaine d'études. Le tout est de rester en accord avec soi-même, de se donner les moyens et d'être prêt à faire des concessions, en gardant toujours la certitude que toute expérience est bonne à prendre pour pouvoir enrichir votre parcours.

Posez-vous enfin les bonnes questions pour vous guider dans votre choix :

  • Qu’est-ce qui m'anime ?
  • Qu’est-ce qui m'attire ?
  • Que vais-je apprendre sur moi-même ?
  • Comment atteindre la reconnaissance nécessaire à me satisfaire ? 

N'ayez donc pas peur de valoriser votre parcours, aussi atypique puisse-t-il être, car il pourrait vous ouvrir des portes que vous ne pensiez jamais pouvoir ouvrir il y a encore quelques années. Ayez confiance en vous et en vos capacités, le reste viendra tout seul ;)