Les challenges d’innovation, ma voie rapide vers l’emploi et l’entreprenariat

Je m’appelle JB, 28 ans, Toulousain d’origine. Entre mon dernier jour de cours et mon premier jour de CDI, il s’est passé… 3 jours. J’en ai profité pour être malade. Entre mon dernier jour en CDI et mon premier jour d’entrepreneur, il s’est passé… Moins 55 jours (c’est-à-dire, j’avais commencé ma boite 55 jours avant de démissionner). Je n’ai pas un diplôme en or ou un réseau de dingue. J’ai simplement participé à des challenges d’innovation (et je les ai gagnés, tant qu’à faire).

Un challenge d’innovation, c’est quoi ?

Un challenge d’innovation, c’est simple : une marque (grande ou petite) propose aux étudiants un challenge. Il peut être précis (« Comment vendre plus de Surface aux étudiants ? ») comme large (« l’habitation individuelle de demain »). Les étudiants et jeunes diplômés se mettent en équipe et tentent de répondre au challenge avec une solution concrète.

Généralement, il y a trois étapes :

  • présélections (de 100 équipes à 20),
  • puis demi-finale (de 20 à équipes à 5)
  • puis finale entre les 5 meilleures équipes.

Si les deux premières étapes se font en ligne (sur le site), la dernière est généralement en présentiel, devant les tops managers de la marque. Les équipes gagnantes reçoivent des prix (voyages, GoPro, etc), mais le principal intérêt, c’est… de se faire remarquer pour se placer.

En finale, on se vend autant soi-même que son idée. Quoi de mieux que de parler directement aux responsables, que de leur faire la démonstration de son talent sur scène ? Des finales, j’en ai faites 11. Et pas une seule fois cela n’a été inutile.

J’y ai gagné, au total :

  • Plusieurs milliers d’euros de prix ;
  • Mon premier CDI, comme bras droit de la directrice stratégie d’une banque en ligne, sans passer par les cases « stage » ni « salaire de junior » ;
  • Des entretiens d’embauche dans 3 autres entreprises ;
  • La conviction que pour les 6 autres marques…

Jamais je ne voudrais travailler pour elles (je tairais les noms). Vous l’aurez compris : accéder à la finale, c’est avoir un accès privilégié à l’entreprise et sa culture, aux managers et leurs projets, le tout dans une situation qui vous met en valeur. (Pour ceux qui savent additionner : lors de la 11ème finale, ce que j’ai gagné… C’est l’idée de la start-up que je monte actuellement avec deux potes).

Les challenges d’innovation, ma voie rapide vers l’emploi et l’entreprenariat

This is for the players

Attention, tout le monde n’est pas fait pour ce genre de challenges. C’est long (3 à 4 mois), c’est à faire sur son temps libre, les problématiques sont complexes, l’exigence de qualité est haute, le travail en équipe est difficile. Parfois, on est persuadé d’être pris en finale, et en fait non. Dans ce cas, la meilleure solution… C’est d’en refaire un. C’est ce que j’ai fait, et c’est là que j’ai « gagné » (ou mérité) mon contrat. Ça tombe bien, sur Agorize, il y en a plusieurs par mois. Par contre, pas besoin d’aptitudes particulières. Pas besoin d’être ingénieur, de venir d’une grande école, ou autre.

Ce dont tu as besoin pour gagner un challenge et te faire repérer, c’est : 

  • Une grande capacité d’adaptation ;
  • Une grande capacité d’apprentissage ;
  • Un grand esprit de compétition ;
  • Un bon esprit d’équipe.

Comment fais-je ?

Au départ, c’est très simple :

  1. Va sur Agorize 
  2. Inscris-toi (c’est gratuit) ;
  3. Regarde la liste des challenges ;
  4. Choisis-en un ;
  5. Clique sur « je participe » et rejoins une équipe existante (ou créé ton équipe en faisant s’inscrire tes potes) ;
  6. Si aucun ne te plait, inscris-toi à la newsletter, et attends les nouveaux challenges.
  7. Je précise que je ne travaille pas chez Agorize, je partage juste le tip pour que ça serve à tous les challengers en herbe.

Quelques conseils pour être un bon challenger

(Je suis le numéro 1 de la communauté, écoutez-moi les padawans).

  • Ne te dis jamais « c’est insoluble », décortique les problèmes en étapes ;
  • Focalise-toi toujours sur la valeur à délivrer au client final ;
  • Comprends le contexte de l’entreprise qui lance le challenge (on n’innove pas hors-sol, on innove dans une industrie, un marché) ;
  • Ne propose pas un catalogue complet d’innovations : choisis-en une, et explique là du mieux possible.

Il m’arrive de coacher des équipes en demie-finale ou en finale, et j’espère qu’un jour, l’un des challengers me dira « j’ai lu ton article sur La Ruche, c’est ça qui m’a fait m’inscrire ». (Au passage, les étudiantes, un message spécial pour vous : arrêtez de penser que vous n’êtes pas capables de gagner une compétition, c’est insupportable à entendre ! Mon équipe s’est fait sortir pas mal de fois par des teams de filles – dont une qui m’a vraiment battu à chaque fois qu’on s’est affrontés – alors on redresse la tête et on fonce !)

Les challenges d’innovation, ma voie rapide vers l’emploi et l’entreprenariat

Enfin une voie méritocratique pour se démarquer

En bref, vous l’aurez compris, je dois une bonne partie de ma vie professionnelle et de ma légitimité d’innovateur à ces challenges. Plusieurs de mes amis ont également trouvé leur premier job de la même manière. Alors, étudiant(e)s innovant(e)s, tentez un challenge ! Au pire, vous y perdrez quelques heures, au mieux, c’est un monde d’opportunités qui s’ouvre à vous. Gardez la pêche ! Si vous avez des questions ou des remarques, n’hésitez pas à me contacter sur Wizbii.