Logement étudiant : quelles sont les villes étudiantes les plus chères ?

Logement étudiant : quelles sont les villes étudiantes les plus chères ?
Les étudiants qui partent dans une autre ville pour leurs études ne sont pas tous logés à la même enseigne, loin de là. Selon la ville choisie, trouver un logement étudiant sera plus ou moins difficile, et celui-ci sera plus ou moins cher. Quelles sont les villes où le marché est le plus tendu ? Et celles où il sera le plus facile de trouver un toit ?

Les 20 premières villes étudiantes analysées

Cette étude, fournie par le site LocService.fr spécialisé dans la location et la colocation entre particuliers, se base sur l’état de l’offre par rapport à la demande. Pour réaliser son étude, LocService.fr s’est concentré sur le type de bien le plus plébiscité par les étudiants : le studio (près d’une demande d’étudiant sur deux). Les villes analysées sont les 20 villes françaises qui accueillent le plus d’étudiants. Les résultats sont visibles sur la carte ci-dessous : tension locative

Paris et Nanterre, le cauchemar des locataires

Sans surprise, les villes les plus tendues pour les locataires sont en Ile-de-France avec Paris et Nanterre. De même, des villes moyennes comme Villeneuve-d’Ascq ou Pessac accueillent chaque année près de 30.000 étudiants, ce qui influence fortement la demande locative. En revanche, dans des villes majeures comme Lille, Marseille ou Rennes, le marché reste accessible, à condition bien entendu de disposer du budget requis et de garanties (comme partout). La difficulté à trouver un logement se mesure aussi avec le rapport entre les loyers demandés et le budget moyen des candidats locataires. A Paris, un studio se loue en moyenne 862 € charges comprises alors que les étudiants qui cherchent un studio dans la capitale disposent en moyenne de 760 € de budget. A l’inverse le budget moyen des étudiants pour un studio à Strasbourg est de 484 € alors que le loyer moyen constaté est de 440 €, ce qui facilite naturellement la fluidité du marché locatif. Pour mesurer la tension locative de n’importe quelle ville en France, LocService propose un outil gratuit, le Tensiomètre Locatif, consultable dans son onglet « Simulateurs ».

Le top 10 des villes étudiantes les plus chères

D’après la carte ci-dessus, nous pouvons dresser un top 10 des villes les plus chères (toujours en se basant sur le prix moyen d’un studio) : 1. Paris (862 €) 2. Nanterre (720 €) 3. Nice (561 €) 4. Aix-en-Provence (526 €) 5. Lyon (503 €) 6. Bordeaux (497 €) 7. Montpellier (481 €) 8. Pessac (469 €) 9. Marseille (460 €) 10. Lille (446 €) Il est intéressant de regarder de plus près le marché locatif dans les agglomérations, entre la ville principale et sa périphérie, où les campus sont souvent installés. Si dans la plupart des cas habiter dans la périphérie coûte en moyenne (un peu) moins cher, ce n’est pas le cas pour Marseille, qui offre des logements sensiblement plus abordables que Aix-en-Provence (460 € contre 526 €). Un phénomène qui s’explique sans doute par la différence de qualité de vie entre les deux villes.

La colocation de plus en plus plébiscitée par les étudiants dans les zones tendues

Le nouveau service de Colocation proposé par LocService.fr en juin 2015 rencontre un vif intérêt auprès des étudiants qui représentent 65% des demandes de colocation sur le site cet été. En complément de cette étude sur la tension locative, Richard Horbette, le fondateur du site, constate : « C’est dans les villes où la tension locative est plus importante que le marché de la colocation est le plus actif. Cela permet aux étudiants de bénéficier d’une surface habitable plus importante pour le budget individuel d’un studio. D’ailleurs beaucoup de nos bailleurs disposant de grands logements louent souvent plus facilement à plusieurs étudiants qu’à une famille pour qui le loyer est parfois difficile à supporter. » Pour les étudiants toujours en recherche de logement, le site disposait encore de plus de 24.000 chambres en colocation sans aucun frais d’agence à la mi-août.

Pour conclure…

Parmi les principales villes universitaires, Paris et Nanterre sont celles dans lesquelles les difficultés sont les pires pour trouver un logement étudiant, suivies de Lyon et Villeneuve-d’Ascq. Dans la majorité des autres villes hors région Parisienne, le marché est équilibré voire plutôt en faveur des locataires. Le grave manque d’offres dans la capitale maintient un loyer moyen extrêmement élevé (plus du double de certaines grandes villes de Province) malgré le récent encadrement des loyers adopté le 1er août, et augmente le niveau d’exigence des bailleurs ce qui se transforme en véritable parcours du combattant pour les étudiants. Face à ce constat, la colocation devient une solution « anti-crise » de plus en plus prisée par les étudiants et acceptée par une majorité de propriétaires : selon un sondage de LocService de mai 2015, 57 % d’entre eux sont ouverts à la colocation. Photo d'illustration : © CR decoration