Portrait de 12 étudiantes et jeunes diplômées talentueuses

Portrait de 12 étudiantes et jeunes diplômées talentueuses

Etudiantes et jeunes diplômées, ces 12 jeunes femmes ont toutes vécu une expérience professionnelle hors du commun ou mené un projet unique qui a marqué leurs études et le début de leur carrière. Dans le cadre de la journée mondiale de la femme, Wizbii a décidé de vous faire découvrir ces jeunes femmes simples et talentueuses dont le parcours comporte un grand projet. 

Clémence Lemonnier

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Actuellement Consultante Junior en Ingénierie à Personality IT GmbH, cette jeune diplômée de Montpellier Business School a eu l'occasion de vivre une expérience professionnelle unique au sein du Groupe Adecco France. Clémence a en effet pu participer à un 1job2boss 2015, un programme mené par Adecco depuis plus de trois ans, permettant à un étudiant de devenir le bras droit de du PDG France durant un mois. Cette expérience a donc permis à Clémence de diriger Adecco France pendant un mois auprès d'Alain Dehaze, président du groupe. Suzie Hazotte, Chargée de Communication externe à Adecco France, témoigne l'expérience réussie de la jeune femme: 

Dans ce programme mené par le groupe Adecco, Clémence a été une candidate puis lauréate souriante, impliquée et toujours motivée. Rien ne pouvait l'arrêter ; c'est sa persévérance qui a fait la différence.

©Le Figaro.fr étudiant

©Le Figaro Etudiant

Après une expérience d'un an en communication interne au sein du groupe Mars, division Royal Canin, Clémence occupe aujourd'hui un poste à responsabilité en Allemagne, dans la région de Stuttgart. Un parcours très prometteur pour une jeune femme déterminée et ambitieuse. Celle-ci conseille d'ailleurs aux jeunes d'arrêter de s'autocensurer, de ne pas tenter quelque chose parce qu’on pense n’avoir aucune chance, mais au contraire de croire en soi !

Croyez en vous ! Lancez-vous !

Noémie Mermet

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Issue d'un parcours universitaire classique (Licence, Master, Thèse), Noémie a choisi de beaucoup voyager au cours de ses études. Après Besançon et Lyon, la vie l'a conduite à Clermont-Ferrand où elle a intégré un laboratoire de recherche sur la douleur. Au cours de son master, elle alternait ses études la semaine et un travail le weekend dans un laboratoire de recherche préclinique.  En septembre 2014 elle a participé à "Ma thèse en 180 secondes", lancé pour la première fois en Auvergne, un concours qui consiste à présenter sa thèse en 3 minutes en utilisant des termes simples, l'humeur, des anecdotes,etc, le tout devant un public profane et un jury diversifié. Il se divise en 3 étapes : d'abord un finale régionale, puis nationale, et enfin internationale francophone.

La vulgarisation scientifique l'a toujours attirée, même si son parcours universitaire ne l'a pas formée à ça. Dans son milieu, on s'adresse à ses pairs avec un jargon incompréhensible pour les non-initiés, ce qui peut poser soucis pour expliquer les recherches à son entourage ou lors d'entretien d'embauche. Ce concours était un bon défi et l'occasion de gouter à la vulgarisation scientifique et de s'y former. C'est donc sans hésitation, alors qu'elle commençait tout juste sa thèse sur le développement des neurones exprimant la protéine kinase C gamma (oui, c'est normal ne vous inquiétez pas...), que la jeune femme s'est lancée dans cette aventure.

Aujourd'hui, en plus de sa thèse, la jeune femme donne des cours à l'université, et s’investit dans une association de doctorants avec laquelle elle participe à une émission de vulgarisation scientifique sur RadioCampus, en plus de l'organisation de multiples événements tels que la nouvelle édition de MT180 ou encore un colloque transdisciplinaire annuel. Grâce à cette expérience et à son 1er prix en international, Noémie a pu obtenir de grandes opportunités comme des invitations à donner des conférences, à écrire des articles, la création d'un réseau de scientifiques, spécialistes de la communication et journalistes. Elle attend désormais de voir si ce concours lui ouvrira les portes du monde de la recherche, après sa thèse. 

Sarah Zouak 

Sarah-Z

Diplômée d'un master en Programmes Internationaux de l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques, Sarah a un parcours universitaire exemplaire, parsemé d'études en langue, en management et en relations internationales. Elle s'imagine tout d'abord travailler dans le marketing. Mais sa première expérience dans un grand groupe lui fait prendre conscience qu'elle souhaite s'orienter vers des causes plus justes pour donner un véritable sens à sa vie professionnelle.

Mais c'est en février 2014 que son parcours prend un tournant important: elle crée Women SenseTour. Ce projet a pris la forme de voyages de 5 mois, dans 5 pays - Maroc, Tunisie, Turquie, Iran et Indonésie pour partir à la rencontre de 25 femmes musulmanes actrices du changement qui agissent toutes pour l'autonomisation des femmes et des filles. L'objectif de cette initiative est de déconstruire les préjugés et changer l'image autour des femmes musulmanes constamment représentées comme des femmes soumises ou oppressées, en mettant en lumière des modèles de femmes non seulement positifs mais inspirants pour toutes et tous. Pour réaliser cet objectif, Sarah s'est livrée au tournage de documentaires et de longs métrages, sur le parcours des différentes femmes rencontrées. Le projet Women SenseTour a également permis à la jeune femme de remporter le 1er prix de la Catégorie "Militante Associative" au Gala de la Femme Africaine, un événement mettant à l'honneur des parcours de femmes originaires du Maghreb et d'Afrique subsaharienne dans plusieurs catégories.

  Depuis son retour, Sarah organise une série de documentaire et un tour en France pour revenir en paroles et en images sur son expérience. Son blog poursuit également la mission qu'elle s'est lancée: lutter contre les préjugés et discriminations subies par les femmes musulmanes, et ce notamment via des portraits positifs de femmes actrices du changement. Par tous ces petits gestes, Sarah espère inspirer toutes les femmes à devenir elles aussi actrices de leur propre vie et s'émanciper en toute liberté.

Aude Bernheim et Flora Vincent

aude et flora

©Fondation L'Oréal

Ingénieures agronomes de formation, Aude et Flora se sont rencontrées à AgroParisTech. Elles ont par la suite réalisé leur dernière année d'école au Centre de Recherches Interdisciplinaires où elles ont participé au master de recherche Approches Interdisciplinaires du Vivant. Flora a enchainé sur une thèse en microbiologie marine à l'Ecole Normale Supérieure, quant à Aude, après une année de formation à travers le Master Politiques et Actions Publiques pour le Développement Durable cohabité par l'Ecole des Pont ParisTech et AgroParisTech (oui tout ça), elle est actuellement en train de rédiger une thèse en génétique et génomique des bactéries à l'Institut Pasteur .

Aude et Flora se rendent alors compte que la vision des sciences aujourd'hui était complètement déformée. Aude explique que bien au contraire, "la science de notre quotidien est belle, captivante, intrigante, créative alors qu'elle est souvent vue comme ennuyeuse et difficile notamment par les jeunes". Il est vrai qu'on associe souvent un scientifique à un homme blanc de plus de cinquante ans... C'est pour combler cette différence de vision que les jeunes femmes ont décidé de créer il y a un peu plus de trois ans, au cours de leur Master 2, WAX Scienceune association qui promeut une science sans stéréotypes et la mixité dans les sciences. Les deux jeunes femmes ont développé plusieurs projets, tout d'abord une plateforme collaborative en ligne, puis des évènements, des outils de sensibilisation, des expositions et aujourd'hui le dernier en date, une application smartphone de sciences citoyennes pour aborder le sujet de la parité d'une façon innovante : ItCounts.

Pour Aude et Flora, l'associatif est un grand terrain de libertés sur lequel elles peuvent beaucoup expérimenter, que ce soit d'un point de vue créatif, managériale ou encore scientifique. En travaillant avec des personnes aux profils très différents (designer, ingénieurs, chercheurs, marketeurs...), l'apprentissage ne manque jamais. Leurs prochains projets? Développer une approche numérique pour travailler sur la parité à l'organisation d'une grande conférence, valoriser les regards des jeunes sur notre société, un kit de vulgarisation du génie génétique, bref pas de quoi s'ennuyer.

Mathilde de Bortoli

Mathilde

Mathilde a 21 ans et est étudiante à la Toulouse Business School, mais également à l'Institut d'Etudes Politiques de Toulouse dans le cadre d'un double diplôme. Ce parcours un peu atypique permet à la jeune femme de recevoir une formation inédite alliant management et sciences politiques, mais surtout de répondre à son projet professionnel, à savoir travailler dans l'économie sociale et solidaire afin de développer des activités à forte utilité sociale et environnementale. En attendant de finir ses études et réaliser son objectif, Mathilde s'est engagée au sein de l'association étudiante Bureau du Développement Durable. Cette structure tente de promouvoir le développement durable de manière positive et innovante à travers diverses actions environnementales, humanitaires ou sociales.

Le mois dernier, Mathilde et trois autres étudiants participent au "Tour des Solutions Alternatives", un projet destiné à alimenter la plateforme AIM2FLOURISH soutenue par les Nations Unies et amener les étudiants du monde entier à découvrir et faire connaître les innovations les plus prometteuses pour répondre aux objectifs du Millénaire: Vaincre la pauvreté tout en relevant intelligemment les défis technologiques et écologiques de notre temps. En avril prochain, le tour sera présenté aux Assises Nationales Étudiantes du Développement Durable (ANEDD) à Toulouse, un événement que l'association de Mathilde animera.

tour solutions alternatives

Aujourd'hui, la jeune femme est fière du résultat et de tout le travail qu'elle et son association ont fourni pour construire l'itinéraire et organiser les visites. Ce tour lui a également permis d'avoir une vision plus large des actions mises en place en faveur d'une autre société et de comprendre les enjeux de leur mise en place pratique. Ces rencontres l'ont également confortée dans son engagement en faveur du développement durable et dans son envie de travailler dans ce domaine.

Alice Gajan

alice gajan Lorsqu'elle a obtenu son Bac S avec mention au Lycée Jeanne d'Arc à Rouen en 2014, Alice savait déjà vers quelle branche elle voulait se diriger : le stylisme de mode. Après une année de Manaa (mise à niveau en arts appliqués) dans ce même lycée, elle décide d'intégrer la 1ère année de BTS Design de Mode et environnement option Textile à l'ESAA Duperré a Paris. Alice profite d'un enseignement plus "ouvert", différent du BTS Mode, pour s'enrichir de notions et d'expériences autour du textile, pour se rediriger ensuite vers le stylisme de mode. Depuis toute petite, Alice est attirée par les arts. C'es très tôt qu'elle se découvre une passion pour la mode et la couture. Ca a donc été une évidence. Aujourd'hui, elle rêve d'intégrer une grande maison de mode pour un stage dans le cadre de ses études et puis, qui sait, aussi pour sa future carrière professionnelle. En attendant de réaliser son rêve, elle confectionne des sacs en cuir et des vêtements sur mesure, qu'elle publie régulièrement sur son blog. alice-design Elle a dernièrement pris part au concours européen Bemz Design Award. Le principe? Réaliser un ou plusieurs motifs qui s'appliqueraient à tous les textiles de la maison (housses de canapé, coussins, rideaux, chaises...) commercialisés par Bemz, société suédoise surtout connue pour ses housses pour canapés Ikea. Parmi 185 propositions de motifs réalisés par les étudiants français, 3 candidates ont été retenues par le jury, et Alice en fait partie! Elle témoigne avoir éprouvé "une immense joie car cela fait très plaisir lorsque l'on reconnait la qualité de votre travail!". La jeune femme avait en effet tout donné pour ce projet. Les travaux ont été exposés tout le mois de février sur une plateforme en ligne où les gens pouvaient aller voter pour leur motif préféré, en en choisissant un par pays. Les votes sont désormais clos, mais les résultats n'ayant pas encore été annoncés, Alice garde espoir. Si elle gagne (et nous l'espérons sincèrement #fingerscrossed) elle verra son motif édité à l'international. Pour ce qui est du gagnant européen, il recevra un prix et ira présenter son projet à Stockholm.
Le concours m'a apporté une bonne visibilité sur les réseaux sociaux et dans la presse. Ce qui est très encourageant quand on est seulement en 1ère année. Et voir son motif édité à l'internationale serait une grande chance!!

Hélène Gautier, Juliette Filippi, Emmanuelle Fauchier-Magnan, Rebecca Munz et Charlotte Fanneau

follow her Ces cinq amies et associées sont toutes étudiante à HEC Paris, en fin de cycle Master. Ensemble, elles créent leur projet pendant une année de césure à vocation humanitaire, de laquelle elles rentrent avec la même impression : dans les communautés dans lesquelles elles vivaient et travaillaient, les femmes endossaient énormément de responsabilités, tant au niveau familial que professionnel. Cependant, ni leurs proches ni la société ne valorisaient justement leur travail et leur implication. Stages et expériences personnelles leur ont permis de prendre conscience de l'importance croissante des technologies digitales et du pouvoir que ces dernières ont de transformer et façonner tous les secteurs et organisations d'aujourd'hui, notamment dans les pays en développement. Fortes de ces deux intuitions, et après quelques mois de tâtonnement, recherches et rencontres passionnantes, les 5 filles ont lancé Follow’Her en mars 2014, une association qui oeuvre en faveur du digital comme moyen d'émancipation des femmes dans les pays en développement. Santé, sécurité, éducation, formation, accès au financement sont autant d’enjeux critiques du développement personnel, professionnel et social, et c'est dans ces secteurs que le digital a un rôle majeur à jour pour aider les femmes à atteindre une qualité de vie digne de ce nom.
  9 mois, 200 rendez-vous, 85 versions de leurs outils de communication et 50 000€ plus tard, toutes les cinq partent dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, pour travailler avec des associations ou entreprises sociales qui oeuvrent pour l’émancipation des hommes et des femmes en faisant la part belle au digital. Cette expérience c'est beaucoup de travail mais aussi des souvenirs inoubliables, comme la gratitude des personnes qu'elles ont pu aider ou les cours de danse africaine sous 40 degrés à Ouagadougou! Aujourd'hui, les jeunes femmes ont une regard différent sur la situation des femmes dans le monde, un regard plus critique, qui leur permet de percevoir les réelles difficultés et s'y sentir concernées. Et une expérience très formatrice comme celle de Follow'Her, leur a notamment permis d'apprendre énormément sur leurs forces, leurs faiblesses et leurs limites, mais également de se positionner dans un groupe, prendre sa place et laisser aux autres la place qu'ils méritent. En ce qui concerne l'association, celle-ci est reprise par trois nouvelles étudiantes, Rachida, Inès et Manon qui partiront cet été à la rencontre de nouvelles ONG et nouvelles entreprises dans d’autres pays en développement. Merci à toutes ces jeunes femmes pour avoir partagé leurs expériences exceptionnelles! Vous avez vous aussi vécu ou mené un projet unique au cours de vos études ou en tant que jeune diplômé(e)? Alors n'hésitez pas à nous faire part de votre témoignage! Excellente Journée de la Femme à toutes :)